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Dopage : un expert défend l’IAAF

Arne Ljungqvist

Arne Ljungqvist - AFP

Après avoir une première fois déploré les révélations « sensationnalistes » du Sunday Times et de la chaîne allemande ARD concernant un supposé dopage généralisé dans l’athlétisme, la Fédération internationale (IAAF) s’en est pris aux deux experts à l’origine de ces révélations. Et estime avoir l’un des meilleurs systèmes de détection des tricheurs.

Après les accusations de dopage parues dans les colonnes du Sunday Times et dans un documentaire diffusé par la chaîne allemande ARD le week-end dernier, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) n’en finit plus de se défendre. A deux semaines des Mondiaux de Pékin, l’organisation s’est fendue d’un communiqué accusant de « naïveté » les experts à l’origine des tests sur lesquels se sont fondés les deux médias britannique et allemand. Pour l’IAAF, Michael Ashenden et Robin Parisotto, deux spécialistes australiens du dopage, ont livré des « affirmations inexactes », basées sur des données incomplètes. Surtout, il leur est reproché de ne pas avoir tenu compte des athlètes dopés détectés et sanctionnés par la fédération internationale elle-même.

Ljungqvist : « L'IAAF a fait plus que les autres »

Deuxième salve un peu plus tard. Dans son second communiqué du jour, l’IAAF avance le soutien du professeur Arne Ljungqvist, ancien président de la commission médicale du Comité international olympique de 2003 à 2014 et ancien vice-président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) de 2008 à 2013. « L'IAAF a fait plus que les autres, avant les autres, et elle est aujourd'hui accusée de n'en avoir pas fait assez, par des gens qui n'ont aucune connaissance de son travail », estime le Suédois, rappelant que la lutte anti-dopage a fait d’énormes progrès ces dernières années. L’IAAF conclut en réitérant sa volonté « d’attraper les tricheurs », comme elle le fit pour Marion Jones, estimant avoir développé le « système anti-dopage le plus robuste du sport ».