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JO 2016, athlé : le bronze pour Bascou, "avec les moyens du bord, un savoir-faire et un potentiel"

Dimitri Bascou en bronze aux JO 2016

Dimitri Bascou en bronze aux JO 2016 - AFP

Médaillé de bronze du 110m haies ce mardi aux JO 2016, juste devant Pascal Martinot-Lagarde (4e), Dimitri Bascou obtient une belle récompense à 29 ans. Son coach, qui fait avec le minimum à Créteil, est aussi heureux que lui.

Il en a oublié de faire un tour d’honneur ! "J’ai cherché le drapeau. Je ne savais plus trop quoi faire. J’étais submergé par les émotions. C’est pas grave. Demain, il y aura le podium et je vais le savourer." Dimitri Bascou sera sur la troisième marche, avec la médaille de bronze du 110m haies des JO 2016 autour du cou, aux côtés du Jamaïcain Omar McLeod (1er) et de l’Espagnol Orlando Ortega (2e). Belle récompense pour le Martiniquais de 29 ans, déjà bronzé aux Mondiaux en salle en février, puis champion de France et d’Europe cet été.

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"Ce sont des sacrifices qui sont récompensés. C’est beaucoup d’années, de souffrance, de confiance. Ça n’a pas de prix, savoure Dimitri Bascou. C’est une année qui ne sera jamais oubliée. Je la dois à beaucoup de personnes, à mon coach. Il est parti de zéro avec moi. Ce n’était pas gagné. Je ne pourrais jamais le remercier assez." Un entraîneur, Giscard Samba, qui était intenable en tribunes pendant la course. 

Son coach : "On n’a pas de matériel"

"C’était l’ascenseur émotionnel, confie le coach du médaillé de bronze. J’ai failli embrasser ma voisine à un moment, je ne savais même qui c’était ! (Rires) C’est l’émotion pure. On vit pour ces moments-là. Il a parlé de sacrifices. Mais c’est de l’investissement. On a fait ça avec rien. On est à Créteil, on n’a pas de matériel. C’est spartiate. On a fait avec les moyens du bord, avec un savoir-faire et un potentiel."

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Premier médaillé français sur 110m haies aux JO depuis l’or de Guy Drut en 1976, Dimitri Bascou n’a pas fait pas la course parfaite, mais il ne s’est pas décomposé. "C’est l’expérience qui a parlé, assure-t-il. Malgré ces fautes, je vais chercher la ligne et je repars avec une médaille. Le talent, c’est quelque chose. Mais il faut savoir le travailler, l’exploiter. J’ai vécu beaucoup d’échecs. C’est un succès phénoménal pour moi aujourd’hui."