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JO 2016, Ewanjé-Epée : "Ayana, une course folle, folle, folle"

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Membre de la Dream Team RMC Sport, Maryse Ewanjé-Epée a suivi avec une grande attention le premier coup de tonnerre des JO 2016 en athlétisme. Le sacre de l’Ethiopienne Almaz Ayana, qui a pulvérisé le record du monde.

« Claire comme de l’eau de roche ». C’est par ces mots que la nouvelle recordwoman du monde du 10.000 mètres, l’Ethiopienne Almaz Ayana, a débuté sa conférence de presse dès les premières questions.

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La passation de pouvoir qui a eu lieu tôt ce vendredi 12 août, première journée de la semaine athlétique olympique, a été un coup de tonnerre qui a réveillé les spectateurs épars dans les tribunes.

Rendez-vous compte ! En 29'17"45, elle effondre de plus de quatorze secondes le vieux record (1993) de la douteuse Junxia Wang, l’une des championnes de l’armada de Ma Junren, élevée au « sang de tortue ». Et dans la même course, ses dauphines, la vice-championne olympique 2012, la Kenyanne Vivin Cheruyot, et la double championne olympique de la distance et sa compatriote, Tirunesh Dibaba, pulvérisent l’ancien record olympique détenu par cette dernière, tandis que quinze autres concurrentes battent soit les records de leurs pays respectifs, soit leurs records personnels !

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Une course folle, folle, folle qui va sûrement inciter les organisateurs à programmer plus souvent les finales de fond le matin, mais qui laisse perplexe, malgré les promesses d’intégrité totale de la nouvelle reine du fond.

Je n’ai pas pour habitude de remettre en question la performance. Je frissonne d’abord car la foulée, la beauté de la jeune femme, d’une élégance semblable à celle des sœurs Dibaba, avait de quoi remuer l’âme des moins sensibles. Mais le malaise est bien là quand je relis la performance et que je me rappelle que la folle cavalcade d’Ayana ce vendredi matin, n’était que le deuxième 10.000 mètres de sa carrière.

À suivre donc attentivement.

Maryse Ewanjé-Epée