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Kevin Mayer : "Décrocher les minima dès le début de la saison"

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Clarisse Agbegnenou, Kevin Mayer, Yannick Agnel et Tony Parker vous font partager leur préparation des Jeux Olympiques 2016 sur RMC, du début de leur saison à leur arrivée au village olympique de Rio. Ce mercredi, le décathlonien Kevin Mayer, absent des Mondiaux en salle de Portland en raison d’une « talonnade », confie retrouver sa forme progressivement et espère retrouver la compétition fin avril.

Kévin, qu’en est-il de la blessure qui vous a empêché de participer aux Mondiaux en salle de Portland ?

C’était plus un coup qu’une blessure. Ce n’était pas vraiment grave. Forcément, ça fait très mal une talonnade. Pour sauter, ce n’est pas évident de poser le talon quand on s’est explosé sur les haies. La talonnade, c’est un énorme coup sur le talon. Marcher sur le talon quand il a mal, c’est beaucoup plus difficile. Ça fait trois semaines. Je ne peux pas encore mettre les pointes. Par contre, je cours pieds nus à fond dans l’herbe. J’ai pratiquement tout repris sauf les sauts.

Quel va être votre programme de reprise ?

Comme j’ai été forfait aux Mondiaux en salle, je peux me mettre sur un décathlon beaucoup plus tôt dans la saison. Je vais faire un meeting à Florence en Italie fin avril. Je vais essayer d’aller décrocher les minima dès le début de la saison.

Quels sont les points sur lesquels vous insistez particulièrement à l’entrainement ?

Ce que l’on travaille surtout, c’est l’enchainement des disciplines. On ne travaille pas forcément plus une discipline qu’une autre. Même si on travaille quand même plus le sprint qui est la base de toutes les épreuves. Sinon, les disciplines n’ont rien à voir techniquement, donc c’est difficile d’enchainer. En général, on travaille par exemple trois épreuves par matinée.

Quelle est la discipline la plus difficile pour vous ?

Comme pour tous les décathloniens, c’est le 1500 mètres. Honnêtement, on souffre énormément.

Y-a-t-il dans votre sport, un personnage qui vous inspire particulièrement ?

Mon exemple, c’est Ashton Eaton (décathlonien américain, champion olympique 2012 et recordman du monde). Tant par ses qualités humaines que par ses qualités physiques. Ce qu’il arrive à faire et à créer, c’est exceptionnel.

la rédaction