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RMC Running : comment Wilfrid Palcy vit son tour du monde

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Le Parisien Wilfrid Palcy s’est lancé un sacré défi : courir 52 semi-marathons en 52 semaines, le tout sur cinq continents. Un projet original, très sportif mais surtout solidaire puisque les retombées de ce tour du monde bénéficieront à la Fondation du Souffle, qui soignent les maladies respiratoires. Un homme de conviction, actuellement au Panama.

Un tour du monde en courant

« J'ai terminé dix semi-marathons à ce jour. En Suisse, Floride, Louisiane, Texas, Arizona, Californie, Mexique, Jamaïque, Cuba et actuellement au Panama. La semaine prochaine, ce sera le Costa Rica puis le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine pour boucler la partie Amérique latine. Après l’Amérique latine, ce sera l’Asie avec le Kazakhstan, Bornéo, la Chine et le Japon. Il restera l’Australie jusqu'à fin juillet. Ensuite, l’Europe et l’Afrique jusqu'à la fin de l'année. »

Un défi inspiré de sa propre expérience

« J'ai perdu mon oncle il y a quelques années. Il était un gros fumeur et il est décédé d'un cancer du poumon. Depuis, j'ai décidé de faire deux choses. D’abord, collecter de l'argent pour aider les chercheurs à trouver des solutions pour vaincre les maladies respiratoires. 3000 € ont été collectés à la suite d'une première campagne de crowdfunding. Mais aussi faire de la prévention en montrant par l'exemple que le sport est un moyen efficace de rester en bonne santé. Si je peux inspirer un maximum de personnes, ce sera mission accomplie. »

Des rencontres enrichissantes

« Je n'ai volontairement pas visité d'hôpitaux mais j'ai rencontré Traci en Jamaïque qui présente un cas d'asthme avancé et elle a transmis cette maladie à sa fille. Nous avons beaucoup échangé sur le sujet. J'ai aussi rencontré Dorrie en Floride, qui a aussi perdu un proche dans les mêmes conditions que mon oncle. Nous avons décidé de participer à un projet commun à Chicago.

Pour rendre le projet plus positif, je rencontre aussi des personnes, au gré des courses, qui ont surmonté des épreuves et qui les ont dépassées grâce à la course à pied. Je reçois énormément d'encouragements. Je bénéficie parfois d'aides logistiques : logements, visite des visites, etc., de personnes souhaitant apporter une contribution au projet. »

Une journée-type avec Wilfrid Palcy

« Je règle d’abord les détails logistiques, ça me prends au moins deux heures par jour. Environ deux heures aussi sur les aspects communications et marketing sur les réseaux sociaux. Et une heure pour la tenue de mon journal. Le reste du temps, j'en profite pour visiter les lieux, faire des photos et des rushs vidéos. Une fois par semaine, je fais un run. Cela peut paraitre peu, mais c'est l'équilibre le plus réaliste que j'ai trouvé entre le plaisir de la course et la nécessité de récupération. En sachant que dans certains lieux, les infrastructures ne sont pas adaptées à la course à pied. J'en ai eu l'exemple la semaine dernière à La Havane. »

De plus en plus difficile

« Je suis sur le terrain depuis un peu plus de deux mois et ma paire de chaussures devra sans doute être renouvelée dans un mois. Pour le reste, je fais avec. Les courses sont de plus en plus difficiles. J'ai terminé ma dernière course ici à Panama city en un peu plus de deux heures. Soit 15 minutes de plus qu'il y a un mois en Louisiane. Les jambes sont lourdes et j'enchaine les longs voyages. Mais je ne déplore à ce jour aucune blessure, malgré quelques alertes qui se sont avéré n'être que des petits bobos. »

Pour participer à la campagne de crowdfunding pour la Fondation du Souffle, cliquez ici

B.Duguine