RMC Sport

Un Américain fait 50 Ironman en 50 jours… mais manque le Guinness Book

James Lawrence

James Lawrence - James Lawrence Instagram

Le Français Ludovic Chorgnon devrait entrer dans le Guinness Book après avoir bouclé 41 « Ironman » en 41 jours. Mais James Lawrence, un Américain, a fait mieux en réussissant cet exploit sur 50 jours consécutifs. A un détail près…

Ludovic Chorgnon a-t-il vraiment battu le record du nombre d’ « Ironman » consécutifs ? En réalisant 41 fois en 41 jours les 3,8 km de natation, 180,2 km de vélo et 42,195 km de course à pied, le Français le pense. Le Guinness Book devrait officialiser son record après avoir reçu les résultats des contrôles antidopage. Mais James Lawrence a peut-être fait mieux. Du 6 juin au 25 juillet 2015, cet Américain a bouclé 50 « Ironman » en… 50 jours !

Chaque journée dans un Etat différent de son pays, « l’Iron cowboy » partait pour des heures et des heures de souffrance, mais avec en tête l’idée de boucler son incroyable pari. « Mes pieds étaient détruits, j'avais des ampoules entre les orteils, mes ongles partaient en lambeaux », raconte-t-il sur le site de Red Bull.

Seul problème, son record n’a pas été validé par le Guinness Book car blessé, il a été obligé de délaisser pour une journée son vélo de route et de réaliser son parcours cycliste sur un vélo elliptique. Pour le livre des records, Lawrence n’a donc réussi « que » 30 « Ironman » consécutifs (en 2012).

Il s’endort… sur son vélo !

Mais réaliser un tel exploit n’est évidemment pas sans risques au niveau de l’organisme. Malgré les 3 500 calories ingurgitées chaque matin sous forme d’œufs et de pommes de terre sautées, le corps de James Lawrence a parfois été proche de dire stop.

« Dans le Tennessee, je me suis endormi et suis tombé de vélo au 48ème kilomètre. J'ai dû finir la course avec une vilaine plaie. C'était l’un des plus gros problèmes, surtout à vélo. Quand tu nages et cours, tu dois rester en mouvement. Sur le vélo, tu peux te la couler douce... C'est comme ça que je me suis endormi. Durant les périodes les plus fatigantes, ça pouvait survenir en 3 ou 4 secondes, quand mon rythme cardiaque était bien en-dessous de 100 pulsations par minute. »