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F1: "Ce que je veux, c'est faire un podium", annonce Esteban Ocon

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Le coup d'envoi de la saison 2018 de Formule 1 sera donné le 25 mars à Melbourne (Australie). Le pilote français Esteban Ocon s'élancera pour la deuxième année d'affilée au volant d'une Force India. Avec l'objectif de monter sur le podium et de progresser au classement constructeur.

La saison 2018 est (presque) lancée, le premier Grand Prix arrive à grands pas. Quel est votre objectif pour ce nouvel exercice?

Mon objectif, clairement, c’est de garder la quatrième place au classement des constructeurs. De se rapprocher du top 3, des meilleures équipes. Mais ce que je veux aussi, c’est faire un podium. C’est ce que je chasse depuis l’année dernière… On n’était pas loin, il va falloir le réaliser!

La saison passée, vous vous êtes accroché plusieurs fois (Azerbaïdjan, Belgique) avec votre coéquipier Sergio Pérez. Force India vous avait demandé de ne plus vous battre en course. Cette saison, cette décision est levée. Est-ce qu'entre vous, vous calmez le jeu?

C’est sûr qu’on a le droit de se battre en piste, ça va être une grande bataille encore. Moi mon objectif c’est de le battre donc... C’est clair que ça va être serré, mais ce qu’il faut, c’est qu’on ne se touche pas, qu’on ne perde pas de points bêtement. On sait que beaucoup de pilotes seront vite dans les points, que le duel va être compliqué avec tout le monde. Donc voilà, il faut qu’on reste solides, qu’on soit quand même une équipe.

Pensez-vous au baquet Mercedes? On sait que si ça ne se passe pas très bien pour Valtteri Bottas cette saison et que ça se passe très bien pour vous, vous pourriez prétendre à ce baquet. Avez-vous une pression supplémentaire par rapport à ça?

On verra. Pour le moment, je suis chez Force India. Ma carrière est managée par Mercedes, je suis entre de très bonnes mains. Si je fais de très bons résultats, c’est sûr qu’il y aura toujours des opportunités…

Toto Wolff a déclaré que vous étiez sa "petite pépite"…

(Rires) C’est sympa! Entendre ça de la part de son patron, c’est toujours cool!

Comment jugez-vous votre voiture en ce début d’année? Est-elle bien née?

Elle est bien née. Il y a eu un peu de travail à faire, au début surtout. Aujourd’hui, on dégrossit. Il y a encore de nouvelles pièces qui vont arriver au premier Grand Prix (en Australie le 25 mars), donc ce sera une voiture vraiment différente à rouler. On espère être performants, mais je pense qu’il n’y a pas de soucis à avoir.

Savez-vous, aujourd’hui, où vous vous situez? Ou est-ce encore trop compliqué à dire? Parce qu’on ne connaît pas les quantités d’essence embarquées, les cartographies moteur…

Oui c’est ça! C’est compliqué de savoir à cause de toutes ces données manquantes… Mais bon, en "long run" en tout cas, on n’était pas très loin des Red Bull, ce qui est assez encourageant. Donc on verra ce que ça donne en qualifications, au moment où ça comptera.

Est-ce que le package aérodynamique que vous allez emmener en Australie sera une "révolution" ou seulement une petite évolution sur un circuit (Melbourne) qui est particulier...

Oui, c’est particulier là-bas. Mais, "révolution"... Ce n’est jamais une "révolution", c’est toujours une amélioration de ce qu’on a actuellement. Mais je pense que, oui, ça va envoyer du gaz quoi! (rires)

Personnellement, qu'attendez-vous de cette saison? C’est votre deuxième année complète chez Force India et ça s’est plutôt bien passé en 2017…

Oui, ça s’est très bien passé l’année dernière. Je me sens bien, prêt physiquement. Travailler tout l'hiver avec les mêmes personnes, continuer le travail effectué l’année d’avant, c’est vraiment agréable… C’est la deuxième fois de ma carrière que ça m’arrive. Donc, oui, je suis vraiment confiant pour cette saison.

Alors, que peut-on vous souhaiter?

Faire un podium ! Et en France si possible !

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Lucas Vinois