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F1: le Grand Prix de France dans le Var, une "aberration" pour les écologistes de la région

Max Verstappen lors du GP de France.

Max Verstappen lors du GP de France. - Iconsport

À travers un communiqué, Europe Écologie les Verts a dénoncé comme une "aberration totale" l'organisation du Grand Prix de France dans le Var, en raison de la canicule et du risque d'incendie.

Le Grand Prix de France de Formule 1, qui se tient dimanche au Castellet dans le Var, est une "aberration totale" pour les écologistes de Provence-Alpes-Côte d'Azur au moment où la région souffre de canicule et d'un risque accru d'incendie. "On permet, pour l'occasion, aux spectateurs de se garer sur des espaces classés boisés qui risquent de s'embraser au moindre mégot jeté. On assume, pour l'occasion, de bloquer des routes, de générer des embouteillages, de créer un surcroît de pollution atmosphérique (...) Combien de quantité de CO2 sera émise ce week-end par la F1?", s'interroge EELV Paca dans un communiqué publié dimanche.

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Un message pour le président de la région

Le Var, comme un grand quart sud-est de la France, était placé en alerte canicule dimanche et les pompiers étaient sur le qui-vive avec un risque de feu de forêt "très sévère" sur une grande partie du département, dont le Castellet. Une alerte niveau 1 pour la pollution à l'ozone a également été déclenchée par AtmoSud.

Dans ce contexte, pour EELV, "tous les efforts devraient se tourner vers la lutte contre les incendies, la lutte contre la pollution de l'air, la lutte pour la préservation des espaces de nature". Le parti demande donc au président de la région, l'ex-LR Renaud Muselier, de "réfléchir très sérieusement à l'intérêt de reconduire à l'avenir" cette compétition sur son territoire.

L'avenir du Grand Prix menacé

L'union de la gauche et des écologistes s'était désistée aux dernières régionales pour permettre à Renaud Muselier de l'emporter face à l'extrême droite. En échange, ce dernier avait promis de leur donner une place dans le débat régional et affirme vouloir faire du "dérèglement climatique" sa priorité.

L'avenir du GP de France est par ailleurs menacé car le contrat n'a pas encore été renouvelé. La F1 nouvelle génération, promue par le groupe américain Liberty Media, détenteur des droits commerciaux depuis 2017, s'exporte désormais d'Arabie saoudite à Las Vegas et pourrait se détourner d'une ou plusieurs étapes historiques en Europe.

La manche française fait tout pour rester au calendrier. Après les gros embouteillages de 2018, un vaste plan de mobilité a été organisé pour fluidifier l'accès, des animations et concerts ont rythmé le week-end pour 200.000 spectateurs qui étaient attendus de vendredi à dimanche, un record.

AS avec AFP