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GP de Belgique : à 19 ans, Esteban Ocon va faire ses débuts en pensant à "Schumi"

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Esteban Ocon, 19 ans, va s'élancer pour la première fois ce dimanche au volant d'une Formule 1 sur le circuit de Spa-Francorchamps, pour le Grand Prix de Belgique. Et le pilote français de Manor n'entend pas faire de la figuration.

Une première course sur le circuit mythique de Spa-Francorchamps, à l’occasion du Grand Prix de Belgique, et à seulement 19 ans. Pour beaucoup de jeunes pilotes, ce serait déjà une victoire, mais Esteban Ocon ne s’en contente pas. Le Français, passé de la réserve de Renault à une place de titulaire chez Manor, ne s’est classé que 18e lors des qualifications samedi. Il ne s’en satisfait pas.

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Son clin d’œil à Schumacher

Au micro de RMC, Esteban Ocon reconnaît qu’ « échouer si près de la Q2, c’est décevant ». Le successeur de l’Indonésien Ryo Haryanto chez Manor pointe son manque d’expérience avec les pneus supersofts, mais il compte bien figurer sur la même piste où son idole, Michael Schumacher, débuta sa carrière en Formule 1 il y a 25 ans. C’est d’ailleurs avec un casque aux couleurs de Schumi que le Français prendra le départ du premier des neufs derniers Grands Prix de la saison.

Dimanche, Esteban Ocon deviendra le 70e Français à prendre le départ d’un Grand Prix (et le 2e cette saison avec Romain Grosjean chez Haas). Prêté par Mercedes à Renault en début d’année, le Normand va former un duo de jeunes premiers avec son coéquipier Pascal Wehrlein (21 ans), l’Allemand également issu de la maison Mercedes et titularisé en début de saison.

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« Si le départ se passe bien, ça ira »

Champion d’Europe de F3 en 2014 (devant le prodige néerlandais Max Verstappen entre autres) et champion de GP3 l’an dernier, Esteban Ocon veut soigner son départ en Belgique. « Je vais bosser pas mal avec mes ingés sur la procédure de départ ce soir. Je vais essayer de régler les derniers détails pour en faire un bon demain. Après le reste, ça viendra tout seul », annonce-t-il.

« Si le départ se passe bien, après ça ira. Le reste de la course, je pense que je saurai le gérer. Après, c’est sûr que je n’ai jamais fait une course complète en vrai, on va dire », poursuit le jeune pilote. Entre la simulation de course à Silverstone et la compétition « avec beaucoup de chaleur et beaucoup de dégradations », il est un monde qu’Esteban Ocon s’apprête à découvrir. Sans pression mais conscient du défi qui l’attend : « Rien n’est facile. Si tout était facile, tout le monde le ferait. Arriver en pleine saison, c’est ce qu’il y a de plus dur, donc il faut que je comble le retard en peu de temps. C’est ce qu’il va falloir continuer à faire ».

N.B avec L.A