RMC Sport

Un GP Moto sans grid girls, comme "le Moulin Rouge sans danseuses"... (VIDEO)

En marge de la présentation du Grand Prix Moto de France ayant eu lieu aujourd'hui à Paris, Claude Michy, le promoteur, Johann Zarco, le pilote français, et les hôtesses en question se sont prononcés sur ce sujet brûlant.

Grid girls ou pas grid girls sur le grand Prix moto de France? La réponse est oui. Lors de la présentation du Grand Prix moto de France à Paris sur les bords de la Seine, le promoteur Claude Michy a tenu à défendre le statut des grid girls dans la moto. Il s’est félicité que, contrairement à ce qui se passe dans la Formule 1, elles soient toujours présentes. "Je suis respectueux des lois, et pour l’instant rien ne nous l’interdit" a-t-il clamé. Evoquant "un vrai métier, qui nécessite des qualités", l’organisateur a fustigé "des dérives". "C’est comme si on interdisait les danseuses au Moulin Rouge" a-t-il regretté, "elles font partie d’un ensemble". A ses côtés, Bianca et Marta, deux modèles italiennes présentes pour l’occasion, n’ont pas cessé de sourire, sans décrocher un mot de toute la présentation, vêtues d’une tenue noire vertigineusement échancrée et d’immenses talons hauts.

Pas juste des modèles

A l’issue de la conférence de presse en coulisses, elles répondaient pourtant volontiers: "nous ne sommes pas juste des modèles" explique d’entrée Marta. "Nous sommes également étudiantes. Par exemple, Bianca étudie le droit". L’intéressée abonde: "Je fais des tas de choses à côté, c’est juste une activité parmi d’autres, pour payer mes études, pour être plus indépendante. Pour être une bonne grid girl, il faut surtout savoir sourire, et bien connaître les règlements, savoir ce que l’on peut faire, et ne pas faire" détaille Bianca. "Cela permet de participer à ces magnifiques événements et d’avoir vraiment l’impression d’en faire partie" ajoute Marta, passionnée de ce monde mécanique.

Pour Zarco, the show must go on

La star de la discipline en France, Johann Zarco, 8e du premier Grand Prix disputé au Qatar, défend lui avec vigueur cette tradition: "Moi je pense que c’est ridicule cette interdiction, on part dans une mauvaise spirale. C’est un métier, on fait du spectacle et lorsque l’on va sur un Grand Prix c’est un show. Une femme c’est magnifique et mettre des belles femmes, modèles, c’est une manière de faire le show donc je suis heureux que dans la moto on les ai encore et j’espère vraiment que ça ne sera pas interdit parce que les raisons de l’interdiction, la liberté de la femme, l’image, ce sont des causes ridicules. On ne dégrade pas du tout la femme, on la met en valeur, et c’est génial, on peut même tomber amoureux parfois". Paraît-il...

Camille Gelpi