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Loeb : "Les sensations du rallye me manquent"

Sébastien Loeb

Sébastien Loeb - AFP

Sébastien Loeb a participé pour la première fois de sa carrière au Trophée Andros, samedi à Val Thorens. À l'occasion des 25 ans de la compétition, le pilote alsacien, qui évolue désormais en WTCC, a pris la 7e place de la première course de la manche d'ouverture de la saison. Une répétition sur terre glacée avant son grand retour au rallye de Monte-Carlo le mois prochain.

Sébastien Loeb, quelles sont vos impressions après avoir découvert la glace du Trophée Andros ?
Pour une première, ça a été. La prise en main n'a pas été facile vu que je n'étais pas là pour les essais (il est arrivé avec du retard en provenance de Dubaï, ndlr). Je me suis retrouvé à faire deux tours de lancement pour ma première qualification donc, forcément, ce n'était pas évident. Mais au fur et à mesure, j'ai pris mes marques. C'est un pilotage très spécial. Ce n'est pas facile comme ça d'entrée de jeu mais bon c'était pas mal. Il me manque des automatismes pour être plus précis. Mais le style, je l'ai compris.

Vous avez tout de même vite trouvé vos repères...
Oui, après, ça reste une voiture. C'est vrai que les quatre roues directrices, c'est déboussolant au début parce qu'on n'a pas l'habitude de ça. C'est assez original comme comportement mais une fois qu'on s'y fait, ça va. Même si on voit que les habitués ont une plus grande précision de pilotage.

Qu'est-ce qui vous a convaincu de venir sur le Trophée Andros ?
L'année dernière, je m'étais bien amusé en essayant la voiture de Jean-Philippe Dayraut (le double tenant du titre, vainqueur de cette première étape de la saison). Et cette année, l'opportunité s'est présentée. On m'a proposé de rouler donc ça s'est fait comme ça, tout simplement.

Est-ce que votre expérience des rallyes nordiques vous a servi pour ce baptême du feu ?
Non, c'est différent. Là-bas, on roule beaucoup plus vite. Des virages très serrés comme ici, on en a très peu. Après, quand tu arrives ici, c'est forcément mieux d'avoir fait du rallye et d'avoir roulé sur la glace en Suède. Mais l'exercice est différent.

Vous allez disputer le rallye de Monte-Carlo avec Daniel Elena (du 19 au 25 janvier). Quelles sont vos ambitions pour cette course ?
Je n'en sais rien. Ça fait longtemps que je n'ai pas roulé. Je l'ai fait au Var (victoire le week-end dernier avec son épouse Séverine comme copilote) pour reprendre un peu de sensations. Je ne sais pas quel est le niveau de la voiture (Citroën DS3) par rapport à la Volkswagen (de Sébastien Ogier). Je ne sais pas où ça en est exactement. Quand on revient un an et demi après, ce n'est pas facile. Je n'ai pas fait le Monte-Carlo l'année dernière. Il y a des spéciales que je ne connais pas. Ça va être difficile. Mais j'avais envie de le faire. Et quand j'y suis, j'essaie toujours de faire de mon mieux.

Le WRC vous manque par moments ?
Le WRC en soi non. Mais le pilotage rallye un peu. Les sensations en rallye sont quand même différentes donc oui, ces sensations me manquent un peu. Mais le reste, non. Je suis bien dans mon championnat (en WTCC), je m'amuse. J'ai de nouveaux objectifs, avec d'autres approches. Il y a pleins de choses à découvrir et à travailler, c'est intéressant.

Daniel Elena a confié sur RMC que vous envisagiez de participer au prochain rallye de France tous les deux...
Honnêtement, je n'y ai jamais pensé. Lui sûrement, mais il ne m'en a pas parlé...

Propos recueillis par Alexandre Jaquin, à Val Thorens