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Alexis Ajinça: "A 97%, je ne reviendrai plus en équipe de France"

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Invité de Basket Time ce lundi sur RMC, Alexis Ajinça (28 ans), pivot des Pelicans et de l’équipe de France, a annoncé sans prévenir qu’il mettait un terme à sa carrière internationale.

La question devait être anodine et clore l’interview d’Alexis Ajinça dans Basket Time ce lundi soir sur RMC, mais la réponse, a nécessité quelques prolongations. Interrogé sur le fait d’échanger ou non au sujet de l’équipe de France avec Nicolas Batum, le pivot des Pelicans a répondu froidement « non pas du tout ». Avant d’enchaîner sur une bombe : « Je pense que l’équipe de France et moi on est partis dans deux directions différentes. A ce moment-là de ma carrière, je ne sais pas. A 95%, 97%, je ne reviendrai pas en équipe de France. »

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Visiblement très remonté contre le staff des Bleus, Ajinça a justifié sa décision qui semble déjà irrémédiable. « C’est à cause de la manière dont se sont passées les trois dernières années. Par exemple quand je suis resté à la maison parce que ma femme allait accoucher, et ça a été mal pris. Je l’avais dit des mois avant le stage. Après j’étais blessé, j’ai dû faire des choix et ça s’est très mal passé au niveau de l’équipe de France. Le coach et le DTN l’ont dit dans les journaux, et j’ai trouvé que c'était un manque de respect. J’ai toujours répondu présent. On a oublié que j’ai fait des sacrifices pour être en équipe de France. Comme en 2010, où je rejoins les Bleus en stage, mon père décède alors je m’absente cinq jours avant de revenir, pour être écarté juste après ».

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« Beaucoup de rancœur »

Le mal a l’air profond, et Ajinça est inflexible. « J’en veux à Vincent Collet oui. Il n’a pas assumé son rôle de coach. C’est peut-être difficile à comprendre, mais j’ai pas mal réfléchi à mon choix et mon idée est assez faite là-dessus. (…) Il y a beaucoup de rancœur. L’été dernier, on a parlé avec Vincent, les choses ont été dites. Et puis voilà. » Il n’a d’ailleurs pas pris la peine d’en avertir la Fédération. « Mais je ne pense pas qu’ils avaient l’intention de me rappeler. »