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Covid: le cri d'alarme de Tony Parker pour le basket, "les clubs vont mourir"

Dans les colonnes de L’Equipe ce samedi, le président de l’Asvel et ex-meneur des Bleus Tony Parker réclame l’aide financière du gouvernement pour les clubs de baskets professionnels. S’il accepte que son équipe joue ses matchs à huis clos au mois de novembre, il craint la mort du basket français sans le retour du public dans les salles.

"Pour la première fois, je suis inquiet pour notre sport, mais aussi pour le sport français en général." Tony Parker tremble pour l’avenir du basket. Frappés de plein fouet par la crise économique causée par la pandémie de coronavirus, les clubs de Jeep Elite et de Pro B doivent composer avec des matchs à huis clos pendant le confinement. Intenable pour le président de l’Asvel. 

"La santé de tous est la priorité, il n’y a même pas à débattre là-dessus, rappelle-t-il ce samedi dans un entretien à L’Equipe. Mais, si l’on veut survivre, j’espère que le gouvernement va faire les choses nécessaires, comme il l’a fait lors du premier confinement, pour nous aider à nous en sortir."

"Si ça dure plus longtemps, on va mourir !"

Sans aide du gouvernement, l’ancien meneur des Spurs craint tout simplement la faillite des clubs: "Il faut que l’on joue, ce serait très dangereux de s’arrêter encore, ne serait-ce que pour les athlètes en préparation pour les JO. Mais si ça dure plus longtemps, on va mourir ! Les clubs vont mourir. On ne peut pas jouer à huis clos toute une saison, c’est impossible." 

Face à cette situation critique, TP, fort de son statut, se dit prêt à aller discuter avec le président de la Fédération française de basket, Jean-Pierre Siutat et la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu. Il ne dit pas non, non plus, à l’idée d’une bulle à l’image de ce qui a été mis en place en NBA pour la fin de saison. "Je pense qu’il faut qu’on l’étudie. Ça a très bien marché pour la NBA, l’Euroleague en a discuté aussi. Pour l’instant, on ne se rend pas compte de ce que ça peut coûter. Il faut évaluer tout ça", conclut Tony Parker.

ABr