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Coronavirus: Cofidis bloqué aux Emirats, une "situation qui s'apparente à une prise d'otages"

Trois équipes sont encore bloquées dans les hôtels ce mardi aux Emirats arabes unis, cinq jours après l'annulation de la course pour des suspicions de cas de coronavirus. Face à la situation qui dure, Thierry Vittu le président de l'équipe Cofidis, encore sur place, dénonce une "situation qui s'apparente à une prise d'otages".

Les jours passent et la situation n'évolue guère aux Emirats arabes unis. Jeudi dernier, la course du pays des Emirats a annulé les deux dernières étapes de son tour national, obligeant les équipes à se confiner pour procéder à des tests médicaux en raison de suspicions de cas de coronavirus. Si certaines équipes ont pu repartir ces dernières heures, trois d'entre elles sont encore bloquées sur place mardi dans les hôtels, dont la Cofidis et la Groupama-FDJ.

"Nous sommes traités comme des pestiférés" 

Dans un message publié sur Facebook ce mardi, Thierry Vittu le président de la Cofidis fait part de son incompréhension. "En fait, je pense que cette situation s'apparente à une prise d'otages, lance le dirigeant de l'équipe nordiste. Nous sommes retenus contre notre gré, à un endroit que nous n'avons pas choisi et pour une durée inconnue. C'est d'ailleurs ce dernier point qui est le plus compliqué à vivre. On espère toujours que les choses vont s'arranger bientôt et rien ne se passe."

Si l'Union cycliste internationale (UCI) a démenti dans un communiqué les cas de coronavirus, le manque de communication agace les coureurs et membres du staff toujours retenus. "On vient de sonner à ma porte, ce doit être le petit déjeuner déposé au pied de la porte, relate Vittu. C'est comme ça qu'on nous apporte le repas. Quand on croise quelqu'un dans les couloirs, il s'enfuit en courant. Ça m'amène à une autre comparaison, nous sommes traités comme des pestiférés". Si le grand patron de l'équipe française assure "que le moral reste bon" de son côté, Thierry Vittu indique aussi que pour certains "la situation est plus compliquée", à l'image des coureurs en première ligne qui n'ont pas la possibilité de s'entraîner convenablement. 

GL