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Coronavirus: toujours en confinement à Abu Dhabi, Cofidis espère "un rapatriement rapide"

Alors que la majeure partie du peloton engagée sur le Tour des Emirats a pu quitter Abu Dhabi après 48h de confinement en raison de cas suspects de coronavirus, la formation Cofidis est toujours bloquée sur place. "Les autorités locales entretiennent le flou", regrette l'équipe.

La situation reste floue à Abu Dhabi. Jeudi soir, les 133 coureurs participant au Tour des Emirats et les staffs de leurs équipes ont été placés en confinement dans deux hôtels après l’annulation des deux dernières étapes en raison de cas suspects de coronavirus. Ils ont subi des tests après l'annonce de deux cas positifs au COVID-19 concernant deux membres du personnel italien de l'une des équipes alignées sur cette épreuve. Après un confinement de 48 heures, la majeure partie du peloton a pu prendre des vols pour quitter le pays. Certaines formations sont toutefois toujours bloquées sur place. C’est le cas de l’équipe française Cofidis, qui ne cache pas son incompréhension dans un communiqué publié ce dimanche.

"Les tests au coronavirus se sont révélés négatifs pour l'équipe (coureurs et encadrement). Pourtant, Cofidis reste depuis jeudi soir confiné à l'hôtel sans pouvoir quitter le pays et sans visibilité à cause d'une suspicion de cas à l'étage de l'établissement où ils séjournaient avec d'autres formations", regrette Cofidis, qui compte sept coureurs (Jesus Herrada, José Herrada, Natnael Berhane, Nathan Haas, Jesper Hansen, Stéphane Rossetto et Attilio Viviani) reclus à Abu Dhabi. "Alors qu'ils auraient dû rentrer en France ce dimanche matin, les autorités locales entretiennent le flou sur le moment où ils pourront être rapatriés", indique Cofidis, qui comptait initialement sur son sprinteur italien Attilio Viviani, le frère cadet d’Elia Viviani, pour briller sur les deux dernières étapes de ce Tour des Emirats.

"Nous espérons un rapatriement rapide"

"Nous comprenons totalement les mesures qui ont été mises en place par les autorités locales et les organisateurs du Tour des Émirats Arabes Unis. Face à un tel fléau, la santé des athlètes et de l’ensemble du personnel passera toujours au-delà de tous les intérêts sportifs. Néanmoins, nous espérons un rapatriement rapide de l'ensemble de notre équipe", appuie Cédric Vasseur, manager général de l’équipe. Invité samedi dans les Grandes Gueules du Sport sur RMC, Stéphane Rossetto a lui critiqué le manque de communication autour de cette situation. "Parfois, on a le droit, parfois on n’a pas le droit [d’aller au restaurant]. C’est assez bizarre et cela dépend des ordres du ministère local de la santé, de leur humeur, je n’en sais rien. Parfois, on nous dit d’aller dans nos chambres et à d’autres moments on a le droit d’aller au petit-déjeuner ou au buffet pour les déjeuners et les dîners", a expliqué le coureur français de 32 ans.

Selon les journalistes présents sur place, Gazprom et Groupama-FDJ sont les deux autres formations à ne toujours pas avoir reçu le feu vert des autorités pour partir.

RR