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Coronavirus: le report du Tour de France est inévitable

Après les annonces d'Emmanuel Macron ce lundi soir sur la lutte contre le coronavirus, le Tour de France ne pourra sans doute pas être organisé aux dates prévues (du 27 juin au 19 juillet).

Les annonces du président de la République enlèvent presque tout espoir au Tour de France de se tenir aux dates prévues, du 27 juin au 19 juillet. Emmanuel Macron a en effet annoncé que "les grands festivals et événements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet prochain" en raison de l'épidémie de coronavirus. 

"Le Tour de France veut connaître les modalités de sa nouvelle date avant d’annoncer tout report (ou annulation) mais il est déjà clair pour eux depuis plusieurs semaines que la date initiale ne sera pas honorée", indique-t-on ce lundi à l'Elysée selon les informations de RMC Sport. Ce qui laisse la porte ouverte à un départ le 25 juillet, l'option qui semble tenir la corde ces dernières heures, selon l'AFP.

"Il faut plutôt espérer une régulation de l'état sanitaire pour envisager un Tour de France dans les meilleures conditions possibles dans un temps assez proche, mais je n'y crois pas pour la fin du mois de juin et de juillet, estimait déjà sur France Info Marc Madiot, manager général de la formation Groupama-FDJ de Thibaut Pinot, que l’on sait revanchard après son abandon. Je pense que ce sera plus tard dans l'été. Il faut d'abord sortir de la période que nous connaissons et envisager un calendrier qui pourrait permettre aux athlètes de s'entraîner et de se remettre en condition pour participer à un éventuel Tour de France."

Au-delà de la théorie, il faut bien avoir à l'esprit que du côté des représentants des coureurs, on exige un mois de compétition avant de pouvoir se lancer dans une épreuve aussi difficile que le Tour de France. Cela permet de mettre en perspective la difficulté pour les organisateurs de s’accorder avec le peloton professionnel sur un départ avant la mi-août. 

La Vuelta sacrifiée ?

Une chose est sûre, si le Tour de France a lieu, il ne se tiendra "pas à huis clos", prévenait déjà ASO au début du mois d’avril, alors que la ministre des Sports Roxana Maracineanu avait jugé cette option "imaginable". Mais la piste du huis clos n’ayant jamais fait l’unanimité dans le milieu du cyclisme, pas plus que dans le peloton d'ailleurs, c’est bien vers un report que l’on se dirige. L’organisateur avait d’ailleurs très tôt reconnu travailler "sur une autre hypothèse" de calendrier. "Je mentirais si je disais qu’on ne travaille pas sur une autre hypothèse", avait admis à l’Equipe Christian Prudhomme.

Alors que l’UCI travaille depuis plusieurs semaines à l’élaboration d’un nouveau calendrier des courses cyclistes, qui pourrait être étendu à l’automne, un report plus important du Tour de France pourrait menacer la Vuelta, initialement prévue du 14 août au 6 septembre, dans son organisation. La Gazzetta dello Sport, quotidien italien, évoquait déjà il y a dix jours un possible report d’un mois du Tour de France qui pourrait obliger la course espagnole à revoir son format. "Tout cela n’est que de la spéculation", avait déclaré Javier Guillén, le patron de la Vuelta en réaction à cet article. Les prochaines heures pourraient bien lui donner tort.

QM