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Maracineanu laisse planer le doute sur la tenue du Tour de France

Si le calendrier de déconfinement présenté par le Premier ministre Edouard Philippe préserve les espoirs du Tour de France, reprogrammé du 29 août au 20 septembre, la ministre des Sports Roxana Maracineanu a appelé à la prudence ce mercredi sur franceinfo. "Pour que le Tour puisse avoir lieu, certaines conditions doivent être remplies", a-t-elle insisté.

En exposant mardi son plan de déconfinement devant l'Assemblée Nationale, le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué que les événements pouvant rassembler plus de 5.000 personnes ne pourraient "se tenir avant le mois de septembre". Une annonce qui a notamment acté l'arrêt définitif de la saison de Ligue 1 et Ligue 2. Le Tour de France, lui, reste dans les clous, puisqu'il a été reprogrammé du 29 août au 20 septembre.

La jauge fixée à 5.000 personnes au maximum pour les manifestations sportives pourrait toutefois contraindre les organisateurs à quelques concessions pour le début de l'épreuve. En attendant, la première étape pour les coureurs sera la reprise de l'entraînement sur route, à nouveau autorisée à partir du 11 mai.

"Certaines conditions doivent être remplies"

"Je crois que la nouvelle annoncée mardi, c'est-à-dire la possible sortie des sportifs pour qu'ils recommencent leurs entraînements, a réjoui les cyclistes, qui attendaient de pouvoir descendre de leurs home-trainers, reprendre un vrai vélo et aller plus loin qu'un kilomètre autour de chez eux. Ils vont pouvoir reprendre l'entraînement", a souligné ce mercredi la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, sur l'antenne de franceinfo. Avant d'apporter des précisions concernant le Tour de France.

"Pour que le Tour de France puisse avoir lieu, certaines conditions doivent être remplies. Un certain nombre de compétitions qualificatives (sic) doivent pouvoir se dérouler, probablement en août puisqu'en juillet ce ne sera pas possible. Il faut qu'ils arrivent à rouler en peloton. Ce n'est pas le cas pour l'instant. La distanciation imposée au reste de la société s'impose également aux coureurs cyclistes. Il y a toutes ces incertitudes à lever, qui tiennent à la progression de la pandémie dans la société. Il est trop tôt pour se prononcer. La doctrine actuelle n'impose ni son report, ni son annulation, ni sa tenue", a-t-elle indiqué. L'heure est donc à la prudence.

"Il faut rester prudent et y aller progressivement"

"Le seul chiffre qui a été donné, c'est qu'il n'y aura pas de grand rassemblement, ni culturel ni sportif, au-delà de 5.000 personnes avant septembre. Mais le Premier ministre n'a pas dit que les grands rassemblements en-dessous de 5.000 personnes seront autorisés. Il faut rester prudent et y aller progressivement. Il faut que les coureurs puissent reprendre l'entraînement seuls, puis en groupe, puis qu'ils puissent s'aligner sur des compétitions préparatoires pour le Tour de France. Ce sont les conditions pour que le Tour puisse se tenir à partir du 29 août", a-t-elle insisté.

Au-delà d'être une grande fête populaire, avec entre 10 et 12 millions de spectateurs chaque année sur le bord des routes, le Tour représente également le poumon économique du cyclisme professionnel. Sa tenue est vitale pour de nombreuses formations, déjà mises en difficulté par l'interruption de la saison.

"On garde tous espoir. Je suis consciente que c'est essentiel pour la survie de beaucoup d'équipes professionnelles, pour la poursuite de la carrière de beaucoup de nos champions. On fera tout le travail nécessaire pour que ça puisse aller dans ce sens, mais c'est l'évolution de la pandémie qui va en décider. A nous de rester exemplaires", a conclu Roxana Maracineanu.

RR