RMC Sport

Guimard: "L’affaire Kittel-Matthews peut se régler sur les Champs"

-

- - -

La 16e étape du Tour de France 2017 a vu Michael Matthews s’offrir une deuxième victoire dans cette édition. L’équipe Sunweb a fait forte impression et l’Australien fond sur Marcel Kittel au classement du maillot vert. L’équipe Sky s’est aussi distinguée en provoquant une bordure fatale à Dan Martin et Alberto Contador. Romain Bardet a eu chaud, mais le Français reste dans la course avec Christopher Froome, Fabio Aru et Rigoberto Uran. Cyrille Guimard, membre de la Dream Team RMC Sport, analyse cette étape importante avant le défi des Alpes.

"Marcel Kittel est dans son registre. Ce n'est pas un grimpeur ailé. Il tombe sur un concurrent, Michael Matthews, qui passe très bien la moyenne montagne. Au fil des jours, Matthews va chercher les points sur les sprints intermédiaires, et aujourd'hui, il a conclu l'étape par la victoire. Il n'est désormais plus qu'à 29 points de Kittel, alors qu'il y a quatre jours, le classement du Maillot vert était acquis. Il ne restait à Kittel qu'à passer la ligne sur les Champs-Elysées. Eh bien, ce n'est pas aussi vrai que cela !"

A lire aussi >> Le Tour de France en direct (16e étape): Michael Matthews signe un doublé spectaculaire !

"Matthews peut reprendre encore 20 points demain (mercredi entre La Mure et Serre Chevalier) car le sprint intermédiaire ne sera qu'après le premier col. Il faudra aussi aller chercher les points dans la 2e étape des Alpes. Rien n'est gagné pour Kittel, mais le chemin à parcourir pour Matthews est encore long. Cette affaire peut se régler sur les Champs."

"Bardet est passé très près, mais il n'a pas eu de baisse de régime"

"On sait que lorsqu'il y a des vents comme aujourd'hui, c'est très dangereux. La puissance et la force d'une équipe sont primordiales par rapport aux individualités. Il faut avoir des équipiers capables de vous mettre à l'abri pour être présent au moment où il y a des accélérations, comme celle provoquée par l'équipe Sky aujourd’hui. Ça a coûté cher à Alberto Contador et encore plus à Dan Martin, qui a perdu pas mal de temps et toute chance de gagner le Tour. Romain Bardet est passé très près. Il a eu la chance, au moment où ça cassait, d'avoir un équipier, Oliver Naesen, un spécialiste des bordures. Il a été capable, sur pratiquement 300 mètres, de recaler Bardet dans la première bordure. Après, la cassure était faite, il fallait juste gérer."

"Romain n'a pas eu de baisse de régime. Il a eu cette grosse frayeur quand il a failli se faire piéger. En dehors de ça, il n'a pas fait plus d'efforts que Fabio Aru, que Mikel Landa ou que Rigoberto Uran. Ce n'est pas sur ce genre d'étape qu'on peut vraiment juger le niveau du coureur. En revanche, Dan Martin n'avait pas une belle gueule dans il a sauté. Ce n'est pas par hasard."

A lire aussi >> Tour de France: Bardet prend la défense de Froome face aux sifflets

A lire aussi >> Tour de France: pour Bardet, tout se jouera à l'Izoard

VIDEO. Tour de France – Les Alpes comme juge de paix

Cyrille Guimard