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Tour de France (10e étape) : Gallopin : "On va revoir les plans"

Tony Gallopin

Tony Gallopin - AFP

Tony Gallopin (Lotto-Sudal) s’est surpris en résistant aussi bien lors de la première étape pyrénéenne du Tour de France, assommé ce mardi par Chris Froome. Sa 7e place au général (premier Français) risque de changer ses objectifs pour la deuxième partie de course.

Tony, avec cette septième place au général après dix étapes, allez-vous revoir vos ambitions à la hausse ?

On va voir et faire le point avec l’équipe. On va essayer de passer les Pyrénées du mieux possible. On va sans doute revoir les plans parce que j’avoue que j’en avais d’autres en tête pour les prochains jours. Mais je ne suis pas si loin que ça au général (à 4’33’’ de Chris Froome, ndlr) dont je ne pense ne pas avoir trop de libertés. Je n’ai jamais joué le général d’un Grand Tour. J’ai essayé sur une course d’une semaine à Paris et ça s’est pas mal passé (une victoire d’étape et une 6e place au général alors qu’il était leader avant la dernière journée, ndlr). Il n’y a pas de pression. Pour l’instant, je suis content de ma journée et on va prendre au jour le jour.

Avant son attaque, Chris Froome était-il le plus impressionnant ?

Je ne sais pas. J’étais toujours aux alentours de la 10e positon, à côté de Pierre Rolland. Je ne me suis pas trop occupé de le regarder. Je savais que quand Froome ou Quintana allaient attaquer, je ne serais pas en mesure de suivre. J’avoue qu’au moment où Contador a lâché, ça m’a donné un petit bout de confiance. Après, j’ai juste géré ma montée jusqu’en haut. J’ai même réussi à revenir sur Van Garderen (2e du général à 2’57’’ de Froome, ndlr). C’est quand même une satisfaction.

Pensez-vous que les écarts s’expliquent par le fait qu’il n’y avait qu’une montée sèche pour cette première étape de montagne, juste après la journée de repos ?

La première semaine a été difficile. Chacun réagit différemment après une journée de repos. A mon avis, Froome est simplement au-dessus du lot. Mais Quintana va être très fort la dernière semaine. Moi je regarde ça avec des grands yeux. C’est sûr que je ne suis pas dans la même catégorie. C’est une des rares fois où j’ai pu suivre les favoris comme ça sur le Tour de France. D’habitude je les vois au résumé le soir à la télévision.

la rédaction avec Pierre-Yves Leroux