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Tour de France: des députés dénoncent la pollution de la caravane et ses 18 millions de "goodies"

Une tribune signée par une vingtaine de députés et six ONG exige qu’une action soit menée par ASO, organisateur du Tour de France, autour des 18 millions de "goodies" jetés dans la nature chaque année à l’occasion de la Grande Boucle.

Le vélo ne pollue pas? L’impact écologique néfaste du Tour de France a pourtant été dénoncé plus d’une fois ces dix dernières années. En cause, les moyens déployés (voitures suiveuses, camions techniques, hélicoptères, avions) ou encore la dizaine de millions de spectateurs qui se déplace pour admirer la course le long des routes. Tout cela pollue, c’est un fait. Leur impact a été évalué et selon plusieurs ONG, l’empreinte écologique du Tour est énorme.

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La caravane publicitaire passe… et laisse des traces

Dans une tribune publiée dans les colonnes du JDD, des députés de tous bords et de nombreuses ONG, six au total, déplorent que la Grande Boucle, cette grande fête populaire, soit prétexte au déversement de déchets plastiques sur les routes. "Du plastique comme s'il en pleuvait!", dénoncent les signataires de la tribune: "18 millions de goodies qui sont distribués et jetés dans la nature", appuient-ils.

Les caravanes publicitaires qui ouvrent la route au peloton à chaque étape du Tour, avec la distribution de ces fameux "goodies", emballés la plupart du temps dans des sachets plastiques, agrègent les colères. Et si ASO s’est engagé en faveur de l’environnement à travers diverses actions et conventions signées avec les collectivités, c’est loin d’être suffisant, jugent les signataires de la tribune.

Réfléchir à un Tour plus écolo

"Amoureux du Tour plus encore amoureux de nos campagnes, de nos montagnes, de nos communes et de nos territoires, nous demandons aux organisateurs, aux partenaires, aux sponsors de prendre réellement conscience de ces réalités et de réfléchir pour l'avenir à un tour plus écolo avec une caravane publicitaire débarrassée de ces objets plastiques dont nous n'avons pas besoin", insistent-ils.

Un voeu pieu? Pas forcément. Les signataires proposent une autre publicité, et non pas la disparition pure et simple, inimaginable, de la caravane publicitaire, laquelle serait encore plus belle "si elle proposait d’autres modes de publicité et de street marketing que ces objets dispersés sur les routes". Et plus extraordinaire, nous dit la tribune, "si elle était débarrassée des plastiques jetables". 

QM