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Tour de France : la victoire de Greipel, la crevaison de Coquard, le sacre de Froome... Ce qu'il faut retenir de la dernière étape

Chris Froome et Romain Bardet

Chris Froome et Romain Bardet - AFP

Au sprint, André Greipel a remporté l’ultime étape du Tour de France 2016 sur les Champs-Elysées. Bryan Coquard n'a pas pu lui disputer la victoire comme l'an dernier, victime de malchance. Chris Froome termine maillot jaune pour la 3e fois.

André Greipel double la mise

Il lui aura fallu attendre l'ultime étape de ce Tour de France 2016 pour l'emporter pour la première fois. En l'absence notamment de Mark Cavendish, retiré du Tour pour préparer au mieux les JO de Rio, André Greipel (Lotto) faisait partie des favoris à la victoire ce dimanche sur les Champs-Elysées. Bien placé en embuscade derrière les échappés et profitant des coups du sort de plusieurs adversaires (voir plus bas), celui qu'on surnomme le « Gorille de Rostock » a répondu présent.

Dans le dernier kilomètre d'une course qui s'est emballée sur la fin, André Greipel a fait la différence. Un seul homme lui a mené la vie dure dans les ultimes secondes : Peter Sagan (Tinkoff), qu'on n'attendait pas autant agressif aujourd'hui. Mais le maillot vert a bien déboulé de derrière pour disputer à André Greipel la victoire d'étape. Le dernier mot est revenu au second. C'est la 2e fois qu'il l'emporte sur les Champs-Elysées, un an après sa première à Paris. C'est aussi sa 11e victoire d'étape en 6 participations au Tour de France.

La poisse pour Coquard, la rage de Kittel

Bryan Coquard misait beaucoup sur la victoire d'étape dans la plus belle ville du monde. L'an dernier, le Français de l'écurie Direct Energie avait été battu de peu par André Greipel. Cette fois, il voulait la gagne. Mais à l'arrivée, c'est la soupe à la grimace pour le médaillé d'argent des JO de Londres. Il y a d'abord eu la stratégie peut-être trop hâtive des coureurs de Direct Energie, qui ont imprimé un rythme élevé en amont et n'ont pu suivre les leaders de la course dans les derniers kilomètres. Et puis, il y a eu cette crevaison du pneu avant de Coquard à 3,5 kilomètres de la ligne d'arrivée. Un coup du sort aux allures de coup de grâce à ses ambitions. Dès lors, le Français ne pouvait plus revenir. Evoquant sa déception et un « manque de réussite » pendant cette édition 2016, Bryan Coquard a promis au micro de RMC qu’il reviendra l'année prochaine, aussi motivé.

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Plus tôt, le sort s'était acharné sur Marcel Kittel, l'une des plus grandes menaces d'André Greipel. Le spécialiste du sprint, à moins de 35 kilomètres de l'arrivée, a perdu toutes ses chances à cause d'une crevaison lui aussi. L'Allemand a vite été secondé mais le vélo fourni par son équipe avait un défaut. De rage, Kittel a arraché la roue arrière et l'a balancé (volontairement ou non ?) sur la voiture de son directeur sportif. Avec plus d'une minute de perdue, le rêve d'une victoire était presque de l'ordre de l'illusion. Marcel Kittel a bien réussi à rejoindre le peloton, mais pas les coureurs de tête.

Chris Froome célèbre son 3e sacre

Il était, bien évidemment, le grand bonhomme de cette dernière étape, celui sur qui tous les regards étaient concentrés. Christopher Froome a fêté sa 3e victoire sur le Tour de France, après les sacres de 2013 et 2015. La domination du Britannique n'a jamais été remise en question, malgré l'épisode rocambolesque du Mont Ventoux. Ce dimanche, c'est avec de la bière et du champagne que Froome a débuté tranquillement l'étape, n'oubliant pas de saluer Romain Bardet (AG2R), son jeune dauphin. Nairo Quintana (Movistar), son rival colombien, termine 3e, sans avoir jamais semblé en mesure de le faire trembler. Chris Froome a débuté et conclu l'étape Chantilly-Paris de la même manière : entouré de ses huit équipiers de la team Sky, tous épaulés, tous souriants pour fêter la victoire du Britannique. Sur le podium final, le vainqueur 2016 a eu une pensée pour les victimes de l’attentat de Nice. « Vive la France ! », a notamment lancé Christopher Froome en français, sous les applaudissements du public.

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Nicolas Bamba