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Tour de France: les coureurs renoncent à leur grève

Alors que l'hypothèse d'une grève des coureurs du Tour de France avait été avancée, elle n'aura finalement pas lieu. Dans un communiqué, les coureurs ont toutefois manifesté leur mécontentement vis-à-vis de la sécurité et du manque de protection sur les premières étapes, souhaitant entreprendre des discussions avec les organisateurs et les commissaires de l'UCI.

Il n'y aura pas de grève ce mardi au départ de la quatrième étape du tour de France. Mécontents du manque de sécurité à leur égard, les coureurs envisagaient de protester en adoptant une allure très modérée sur les 50 premiers kilomètres de l'étape du jour selon le quotidien belge Het Laatste Nieuws.

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Il n'en sera finalement rien. Dans un communiqué de l'association des cyclistes professionnels, les coureurs annoncent qu'ils ont pris la décision de ne pas faire de grève, en soulignant le respect qu'ils ont pour "leur sponsor, leur groupes sportives, les organisateurs, et leur institution internationale."

"Les coureurs tiennent à souligner le respect qu’ils expriment envers leur sponsor, leur groupes sportives, les organisateurs et leur institution internationale. Le public est quelque chose de très important à leurs yeux, c’est donc pour cela qu’ils exerceront leur métier de coureurs cyclistes professionnels dès aujourd’hui."

Des discussions avec les organisateurs et l'UCI exigées

Au lendemain d’une étape marquée par un final très technique et propice à une chute, qui est effectivement arrivée, les différentes équipes ne feront pas grève - confirmé par Pascal Chanteur, représentant des coureurs via le CPA - mais ont manifesté leur ras-le-bol auprès des organisateurs et des commissaires de l’UCI, exigeant que des discussions aient lieu pour assurer plus de sécurité pour la suite du Tour de France.

'Les coureurs du Tour de France demandent, en contrepartie du respect qu’ils expriment, la même chose pour leur intégrité physique, c’est pour cela qu’ils demandent à l’UCI de mettre en place des discussions avec l’ensemble des parties prenantes pour adapter la règle des trois km lors des courses par étapes", lit-on dans le communiqué de l'association.

Cette grève qui n'aura finalement pas lieu ce mardi n'aurait pas été la première dans l'histoire. En 1998, le peloton s'était insurgé contre le traitement de l'épreuve par les médias, plus intéressés par le scandale lié à l'affaire Festina que par la Grande Boucle. Alors vêtu de son maillot de champion de France, Laurent Jalabert avait fait partie de cette fronde contre les organisateurs.

Luca Demange