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VTT: "Avec les blessures, j'ai appris à relativiser et à perdre", confie Ferrand-Prévot

Invitée ce mardi de 'Tokyo comme si vous étiez', sur RMC, la championne du monde 2019 de VTT Pauline Ferrand-Prévot a évoqué le report des JO et ses envies de podium olympique. Avec ambition, forcément, mais aussi avec sagesse.

Elle devait partir cet été à la conquête de la seule breloque qui manque à son palmarès: une médaille olympique, en VTT. Mais les Jeux de Tokyo 2020 ayant été reportés, Pauline Ferrand-Prévot devra patienter une année de plus pour relever ce challenge. Ce qui ne semble pas affoler la championne du monde 2019 de cross-country.

"J’ai assez bien réagi, parce qu’on était confinés à la maison, on devait s’entraîner chez nous alors que dans d’autres pays ils avaient plus de libertés, a confié ce mardi la coureuse de 28 ans dans 'Tokyo comme si vous étiez', sur RMC. Je me disais quelque part qu’il y avait une forme d’injustice, et qu’on ne pouvait pas faire les JO dans ces conditions."

"Ce qui m'anime avant tout, c'est l'amour de mon sport"

Des Jeux où la Française veut performer même si, assure-t-elle, elle n'est pas obsédée par la conquête d'une médaille. "Ce qui m’anime avant tout, c’est l’amour de mon sport. Après en terme d’objectif c’est sûr que je veux faire une médaille, c’est le but ultime, glisse Pauline Ferrand-Prévot. Mais de là à arrêter après? Non, je ne crois pas, j’ai envie de continuer…"

Il faut dire que celle qui avait été championne du monde sur route en 2014 a enfin retrouvé du plaisir sur un vélo, après une succession de pépins physiques. "Ça faisait quelques années que je me plaignais de douleurs de dos et dans les jambes, je suis revenue une première fois d’une endofibrose iliaque (un étranglement de l'artère, ndlr) en 2019, rappelle-t-elle. J’ai réussi à retrouver un bon niveau pour être championne du monde, et j’ai dû me faire réopérer début 2020."

Ce qu'elle prend avec philosophie. "Ces blessures ont changé énormément de choses pour moi, explique la championne. J’ai appris à relativiser, à perdre, ce qui n’était pas le cas avant où je détestais perdre, tout simplement. Donc ça m’a même renforcé. J’ai appris aussi à me faire confiance parce que ça faisait un bout de temps que j’avais mal et on me disait 'mais non c’est dans ta tête'. Des fois, il faut apprendre à s’écouter."

CC