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Avec PES 2016, l’Euro se joue aussi manette en main

Antoine Choite, vice-champion de France sur PES 2013, en action dans cette phase finale de l'Euro... virtuel

Antoine Choite, vice-champion de France sur PES 2013, en action dans cette phase finale de l'Euro... virtuel - WGF

Alors que l’Euro 2016 tire à sa fin, la compétition européenne s’offre, grâce à son jeu vidéo officiel UEFA Euro 2016 une deuxième vie. Un véritable pendant virtuel puisque ce tournoi, qui a rassemblé plus de 1000 participants, reprend scrupuleusement le tableau de la phase finale et attribue à chacun des seize qualifiés l’un des huitièmes de finalistes encore engagés il y a une semaine dans l’épreuve réelle.
Le fameux tableau de la phase finale de l'UEFA Euro 2016 Virtual Tournament
Le fameux tableau de la phase finale de l'UEFA Euro 2016 Virtual Tournament © WGF

A lir Une musique d’ambiance. Celle, officielle, de l’UEFA Euro 2016, qui résonne dans nos oreilles depuis le 10 juin dernier et qui continuera à le faire encore un peu, jusqu’à dimanche en tout cas. Un générique que n’aurait pas renié d’ailleurs les organisateurs de la compétition, avec des mises en relief, de la perspective et beaucoup d’émotions surtout. Puis, sous un tonnerre d’applaudissements, entrent en scène David Trezeguet et Christian Karembeu, venant se poster chacun d’entre eux à côté de la coupe promise au vainqueur - une réplique de la vraie – et de la boule dont ils tireront les noms des futures équipes que les seize participants devront défendre dans quelques heures.

Aussi pointu qu’un tirage officiel

Avec cette lumière tamisée, ces deux champions du monde 1998 et d’Europe 2000 et ce silence de cathédrale – vous avez dit tension ? – on penserait presque assister à un deuxième tirage de l’Euro 2016. Pas loin et pas faux non plus : ce mardi, au Carreau du temple, l’Euro a vécu une deuxième jeunesse. Grâce à son jeu officiel, UEFA Euro 2016 – la déclinaison 100 % Euro de PES 2016, développé et édité par Konami. Mais aussi grâce au soutien de l’UEFA et de l’agence événementielle World Gaming Federation, qui ont monté sur pièces cet Euro virtuel.

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Cette compétition n’a pas commencé mardi. Et les seize belligérants, amenés à représenter l’un des seize huitièmes de finaliste de la compétition réelle, n’ont pas été choisis par le gentil hasard d’un jeu-concours. Ils étaient plus de 1000 participants, à tenter leur chance en ligne, par la plate-forme PesLeague.com, ou à se présenter tous les jours – ou presque – au stand dédié dans la fan zone du Champ de Mars, et à prendre part aux différents tournois organisés par les partenaires officiels de l’Euro (Abritel, Hisense, Coca-Cola, SNCF, la Ville de Paris, Orange). Mille et un certain retentissement mondial puisque que parmi les seize élus, on retrouve un Brésilien ou encore… un Mexicain.

Un Brésilien et un Mexicain à l’Euro !

Le casting est grand. Impressionnant. Digne d’un vrai… championnat d’Europe des Nations. Outre cette coloration sud-américaine, le « roster » de ce tableau final recense le double champion du monde en titre, le Français Walid Rachid Tebane. Son prédécesseur en 2010, le Portugais Christopher Maduro Morais. Ainsi qu’une ribambelle de champions hexagonaux : Kamel El Morabet (2016), Smaïn Ouadah (2011) et Moises Fernandez (2010). De quoi bluffer David Trezeguet. « Etre à leur place, c’est quelque chose de fort, souffle, admiratif, l’ancien goleador de la Juventus de Turin. Ce sont des pros. On a passé le stade des matches entre potes. Là, on est vraiment dans un cadre professionnel. On a l’UEFA, chaque joueur a son sponsor personnel. Ça a pris une véritable ampleur ».

Et qui dit pro, dit réaction de pro au moment du tirage. Il y a eu les comblés, comme le vice-champion de France 2013, qui a hérité de l’Allemagne, l’équipe avec laquelle il a tenté à plusieurs reprises de se qualifier. « J’ai toujours joué avec eux. Les avoir là, c’est tout simplement magnifique ». Magnifique aussi pour Moises, qui tire lui le Portugal de Cristiano Ronaldo, « son joueur préféré ». Et de la main de Christian Karembeu, ancien taulier de son équipe de cœur, le Real Madrid. Extase maximale là aussi. « J’hérite du Portugal. Avec CR7 et c’est Christian qui me le donne,c’est juste magnifique », savoure le joueur d’origine espagnole, exhibant fièrement son maillot noir du club merengue. Pour passer un tour, il devra dès les huitièmes éliminer son compatriote Alex Alguacil, originaire de Grenade, tout comme lui. Pas de sentiments forcément.

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Quand ils ne n'étaient pas sur la scène, les joueurs français assistaient, en spectateur, aux autres matches de la compétition
Quand ils ne n'étaient pas sur la scène, les joueurs français assistaient, en spectateur, aux autres matches de la compétition © WGF

Karembeu : « Mon favori, Walid avec le pays de Galles »

« Ce tirage, il semblait presque réel, raconte David Trezeguet. Et forcément, on a vu des gens contents et des gens moins contents. » C’est le cas de le dire. « C’est terrible, lâche notamment le champion de France en titre Kams. On va tenter de travailler une formation qui me permettra de faire quelque chose. » Le défi s’annonce compliqué car c’est face à la France de Smaïn – « une des équipes que tout le monde voulait3, confiera avec le sourire ce dernier – qu’il faudra créer l’exploit. Et son adversaire a déjà annoncé la couleur. Il fera « tout pour bien représenter le pays ». La mission est quasiment impossible pour Christopher. Aussi champion du monde qu’il ait été, le Portugais a tiré l’Irlande du Nord. Ses rires de façade ont du mal à masquer sa déception. Terrible, d’autant plus que c’est face au grand favori, Walid et à son pays de Galles, qu’il entamera la compétition.

« C’est mon favori. Il a peut-être les Gallois mais ce n’est pas mal. Il a Gareth Bale, ne l’oublions pas Et puis il a des qualités qu’il a su développer au fil des compétitions qu’il a disputé. Il est champion du monde, on attend de lui qu’il soit champion d’Europe ». Pronostic de champion du monde… fiable ou pas ? Une chose est sûre : cet Euro virtuel, qui débutera ce mercredi à 16h (huitièmes et quarts de finale) et s’étirera jeudi (demi-finales, petite finale et finale) avec un ultime oral une heure avant le coup d’envoi de la demie France-Allemagne, réservera, comme sa grande sœur, son lot de surprises.

Avec une victoire des Bleus contre la Mannschaft, quelques heures avant ? Et même un succès final des hommes de Deschamps ? Virtuel ou pas, on signe évidemment des deux mains.

Alix Dulac