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Le CIO garde un oeil sur l'eSport... et lui pose quelques conditions

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A l'occasion du 6e Sommet olympique, qui s'est tenu à Lausanne (Suisse), les représentants du Mouvement olympique ont abordé la question de la reconnaissance de l'eSport par le comité international olympique.

L'eSport aux JO ? On n'en est toujours pas là. Mais le dossier avance, lentement mais sûrement. La preuve avec le communiqué du CIO ce samedi, récapitulant les grandes lignes abordées par les représentants du Mouvement olympique, à Lausanne, à l'occasion du 6e Sommet olympique. Parmi les thèmes abordés, l'eSport était au programme.

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"Les participants au Sommet olympique ont discuté du développement rapide de ce que l'on appelle les "eSports" et de la mobilisation de plusieurs parties prenantes au Mouvement olympique à cet égard, indique le communiqué. Les "eSports" sont en forte croissance, en particulier chez les jeunes dans différents pays et peuvent constituer une plateforme servant à la mobilisation au sein du Mouvement olympique."

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Si les participants à ce Sommet Olympique ont reconnu l'eSport pratiqué en compétition comme "une activité sportive" ("les joueurs qui pratiquent les tournois esportifs se préparent et s'entraînent avec une intensité comparable à celle des athlètes d'autres sports plus traditionnels", précise le texte), le contenu de ce dernier "ne doit pas enfreindre les valeurs olympiques" s'il souhaite que le CIO le reconnaisse comme un sport à part entière.

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L'autre condition pour que le comité international olympique le fasse est "l'existence d'une organisation garantissant la conformité aux règles et réglementations du Mouvement olympique (antidopage, paris, manipulation, etc.)".

En clair, le CIO ouvre un petit peu la porte à la discipline esportive, qui va désormais devoir plancher de son côté pour se rapprocher de ses exigences. Afin de faire évoluer ce dossier dans le bon sens, le communiqué évoque également la demande d'un dialogue du CIO et de la GAISF - à l'initiative des participants au Sommet olympique - auprès de l'industrie du jeu vidéo et des joueurs.

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Alix Dulac