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900 "ultras" ont manifesté à Montpellier

Un supporter a perdu son oeil lors d'échauffourés entre police et "ultras" le 21 septembre dernier.

Un supporter a perdu son oeil lors d'échauffourés entre police et "ultras" le 21 septembre dernier. - -

Les supporters de plusieurs clubs de football français ont défilé côte à côte pour dénoncer la répression policière à leur encontre.

Plusieurs centaines de supporters de football venus de toute la France (900 selon la police, 1000 selon les organisateurs), ont manifesté samedi à Montpellier, en soutien à un jeune blessé à l'oeil, avant le match de L1 entre Montpellier et Saint-Etienne en septembre.

"Ultras, unis pour nos droits"

Le cortège, composé des groupes ou de membres isolés des Ultras de Montpellier, Saint-Etienne, Lyon, Toulouse, Lorient, Caen, Paris, Auxerre, Clermont, Evian, Bordeaux, Toulouse, Lens, Sochaux, Nantes ou encore Marseille, a contourné la vieille-ville surveillée par plus de 200 policiers.

Derrière une banderole "Ultras, unis pour nos droits" tenus par le groupe Ultra de la Butte de la Mosson, dont fait partie la victime, les manifestants ont scandé "liberté pour les Ultras" et la "vérité pour Casti", du nom du blessé, dénonçant une bavure policière. 

Les Ultras voulaient montrer qu'ils étaient capables de s'unir pour exprimer "un ras le bol" contre des "interdictions des stades abusives", "une liberté d'expression bafouée" ou "des sanctions disproportionnées".

Policiers pris à partie

Le 21 septembre, des échauffourées avaient opposé aux abords du stade de la Mosson, supporteurs et policiers avant le coup d'envoi du match Montpellier/Saint-Etienne. Un policier avait alors fait usage de son gomme-cogne et une balle en caoutchouc avait blessé à l'oeil un jeune posté à une terrasse de café, selon la version donnée par une source policière au lendemain de l'incident.

"Ce n'était pas de la légitime défense", a ajouté Casti, 21 ans, présent au début au rassemblement précédant la manifestation, affirmant avoir "sauf miracle, définitivement perdu" son oeil.

"Rien ne permet d'affirmer que c'est un tir policier", a assuré samedi le porte-parole du ministère Pierre-Henry Brandet. "Ce qui est sûr, c'est que des fonctionnaires de police ont été très violemment pris à partie par une trentaine d'individus et ils ont dû faire usage de la force pour se dégager".