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Allemagne: Löw ne compte pas rappeler les glorieux anciens, malgré l’humiliation

L’Allemagne a subi, ce mardi soir en Espagne en Ligue des nations, la plus large défaite de son histoire (6-0). Mais Joachim Löw, le sélectionneur de la Manschafft, ne compte pas rappeler Thomas Müller, Jérôme Boateng et Mats Hummels, écartés depuis 2019.

Joachim Löw, le sélectionneur de l'Allemagne étrillée 6-0 par l'Espagne ce mardi à Séville en Ligue des nations, n'a pas d'explication pour "une soirée noire", mais estime n'avoir "aucune raison" de rappeler les champions du monde 2014 qu'il a mis à la retraite internationale en 2019.

"Rien n'a fonctionné: langage corporel, agressivité, engagement dans les duels, on n'a rien vu de tout ça sur le terrain", a-t-il déploré sur la chaîne allemande ARD après la défaite en Ligue des nations, la première de l'équipe d'Allemagne par 6 buts d'écarts depuis 1931, en amical contre l'Autriche (6-0), et la pire de son histoire en compétition.

Interrogé sur la possibilité de rappeler Thomas Müller (31 ans), Jérôme Boateng (32 ans) et Mats Hummels (31 ans), les trentenaires qui brillent avec leurs clubs du Bayern et de Dortmund, Löw a semblé inflexible.

"On a dit qu'on faisait confiance à nos joueurs, nous étions sur une bonne voie, même si on a vu ce soir que nous n'étions pas aussi loin que nous l'espérions, et que nous le croyions", a-t-il reconnu. "Pour le moment, il n'y a aucune raison" de rappeler les anciens, a-t-il assuré.

"Il n'y avait ni organisation, ni communication entre joueurs"

"A 1-0, nous avons abandonné notre plan de jeu", a-t-il par ailleurs analysé, pour expliquer la débâcle. "Nous sommes brutalement sortis du match, nous avons ouvert des espaces. (...) Il n'y avait ni organisation, ni communication entre joueurs, et ce soir, ça a été mortel".

"Après la pause, nous avons essayé de les presser, pour essayer de marquer et de revenir dans la partie, mais ils étaient simplement plus rapides, plus forts collectivement, plus dynamiques, nous n'avons eu aucun contrôle, gagné aucun duel", a admis le sélectionneur, fortement critiqué depuis septembre.

la rédaction avec l'AFP