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Belgique: Nasri à Anderlecht, le pari tourne au flop

Samir Nasri

Samir Nasri - ICON

Entre surpoids, méforme et blessures, le milieu de terrain offensif français, Samir Nasri, n’a pas encore répondu aux attentes placées en lui depuis son arrivée surprise à Anderlecht cet été. Il n’a non plus empêché le début de saison catastrophique des Mauves, opposés à Mouscron ce jeudi soir en Coupe de Belgique.

"Ça va être réducteur mais pour moi la Belgique, c’est Benoît Poelvoorde, les frites..." Samir Nasri affiche un très large sourire. Appelé par son ami de Manchester City, Vincent Kompany, devenu manager-joueur d’Anderlecht, il vient de signer un contrat d’un an plus une année en option avec le club belge. Libre de tout contrat après une expérience décevante à West Ham, le milieu de terrain offensif espère ainsi relancer une carrière en net déclin. Quatre mois plus tard, l’objectif est très loin d’être atteint. A 32 ans, celui qui était annoncé comme "le Petit Prince" n’a convaincu personne à Bruxelles.

Son début de saison est marqué par des prestations sans relief et des problèmes de surpoids. Pour ne rien arranger, les Mauves, réalisent un début de championnat catastrophique. Il faut attendre la sixième journée de Jupiler Pro League, le 1er septembre, pour voir le RSCA remporter sa première victoire (1-0 contre le Standard de Liège). Un match auquel Nasri ne participe pas.

Un but en Jupiler Pro League

A ce stade de la compétition, il a scoré une fois pour les Mauves. Son seul but en championnat (défaite 4-2 contre Courtrai) en sept rencontres. Même si Nasri compte une deuxième réalisation en Coupe de Belgique, son bilan statistique s’avère bien pauvre au regard de son CV et des attentes du public. Surtout qu'aux mauvaises performances s’ajoutent les blessures. Le 4 octobre, contre Charleroi, c’est la tuile. Nasri est victime d’une grosse déchirure musculaire aux ischio-jambiers. Il n’a pas joué depuis et, s'il a repris l'entraînement, il devrait ne reprendre la compétition qu'en 2020.

Comme Hazard au Real

"Samir n'a pas immédiatement répondu à nos attentes, reconnaissait fin novembre le directeur sportif des Mauves, Michael Verschueren, au Het Laatste Nieuws. Il n'était pas prêt physiquement. On peut le comparer un peu à Hazard au Real Madrid. Samir est un garçon très cool. Il nous répète tout le temps qu’il veut nous aider. J’espère qu’il explosera quand il sera à nouveau en pleine forme." Ce ne sera pas ce jeudi soir à Mouscron où l’équipe désormais entraînée par Franky Vercauteren dispute un 8e de finale de Coupe de Belgique capital pour son avenir. Car avec déjà 6 défaites au compteur et une 11e place en Jupiler Pro League (sur 16 équipes), la course aux play-offs est très mal engagée. "Je ne resterai que si je suis une valeur ajoutée pour l’équipe", indiquait Nasri à son arrivée dans le club belge. Il est loin du compte.

ABr