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Boca Juniors: Villa accusé de violences conjugales, émoi en Argentine

Joueur colombien de Boca Juniors, Sebastian Villa est accusé de violences conjugales par sa compagne. Cette dernière a publié un message et des photos après l’agression qu’elle dénonce. Des clichés qui ont suscité une vague d’émotion en Argentine.

Les violences, l’une des préoccupations majeures du confinement. Depuis le début de la crise sanitaire, les huis clos imposés ont provoqué une augmentation très inquiétante des celles-ci, notamment conjugales. Le numéro 114*, créé en France pour permettre aux victimes de contacter les services d’aide par SMS, recense 150 dossiers par jour. Les interventions aux domiciles des forces de l’ordre pour des violences conjugales ont augmenté de 48% par rapport à la même période l’année dernière. Une dramatique réalité illustrée en Argentine par un cas qui fait grand bruit depuis lundi et sa révélation.

Joueur de Boca Juniors, Sebastian Villa est accusé par sa compagne, Daniela Cortes, de l’avoir frappé. Des violences qui dureraient depuis des mois. La victime des coups de l’ailier international colombien (4 sélections) a publié des photos d’elle la bouche en sang et une courte vidéo. Des clichés qui ont provoqué un tollé en Argentine et en Colombie.

"Je n’en peux plus"

"Malheureusement, je dois le faire (révéler ces violences conjugales) car je n’en peux plus, a commenté Daniela Cortes. Durant les deux ans à vivre ensemble, j’ai vécu de nombreuses souffrances pour lesquelles j’ai pardonné. J’ai pardonné un attendant un changement de sa part et ce n’est jamais arrivé. Il me menace et dit qu’il va nuire à ma vie et à celle de ma famille. C’est un agresseur aussi bien physique que psychologique. Et beaucoup de gens en sont témoins! C’est le vrai Sebastian Villa qui maltraite les femmes car je n’ai pas été la seule."

Le joueur incriminé a réagi plus tard dans la soirée avec un post Instagram: "A la suite de ce que vous voyez sur les réseaux sociaux, je voulais vous dire que j'ai ma mère, mes sœurs, mes cousines, mes nièces, j'ai des femmes dans ma famille. Précisons que je ne suis pas chez moi et je ne sais pas dans quelle intention des choses ont été publiées. A partir de demain, je vais commencer à clarifier la situation avec les bonnes personnes."

*En cas d'urgence face aux violences, 24h/24 et 7j/7: appelez le 17 ou envoyez un SMS au 114. Pour recevoir de l'aide, appelez le 3919 ou rendez-vous sur la plateforme de signalement: arretonslesviolences.gouv.fr

MI