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Brésil: Bolsonaro recalé à un match de foot, faute de passeport vaccinal

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui refuse catégoriquement de se faire vacciner contre le Covid-19, n'a pas eu le droit dimanche dernier d'assister au match de football Santos-Grêmio. Il s'en est ensuite plaint dans une interview.

Pour la 25e journée du championnat brésilien, Santos a battu 1-0 Grêmio grâce à un but de Wagner Leonardo dans le temps additionnel (90'+2). Jair Bolsonaro aurait pu être dans les tribunes pour assister à cet incroyable dénouement, dimanche. Sauf que le président de la République du Brésil a été empêché d'entrer dans le stade Vila Belmiro, car il ne possède pas de passeport vaccinal.

"Je voulais voir le match de Santos, maintenant. On m'a dit qu'il fallait être vacciné. Pourquoi? J'ai plus d'anticorps que ceux qui ont reçu le vaccin", s'est indigné le chef d'État, dans une déclaration faite à la presse locale non loin du stade.

Non vacciné contre le Covid-19, Jair Bolsonaro a affirmé à plusieurs reprises qu'il serait le "dernier Brésilien" à se faire administrer une dose. "Recevoir le vaccin est une décision personnelle. Mon épouse, par exemple, a décidé de se faire vacciner aux Etats-Unis. Moi, non", a récemment dit le dirigeant d'extrême droite.

Pour assister à un match au Brésil, les spectateurs doivent montrer une preuve de vaccination complète. Ceux qui ne disposent pas d'un schéma vaccinal complet doivent avoir reçu au moins une dose et faire état d'un test PCR ou antigénique négatif. En outre, le port du masque est obligatoire.

Plus de 600.000 morts

Le Brésil a dépassé le 8 octobre le seuil des 600.000 morts du Covid-19 et les spécialistes estiment que la pandémie est encore loin d'être sous contrôle, malgré la baisse du nombre de décès quotidiens permise par l'avancée de la vaccination. Le pays déplore le deuxième pire bilan officiel au monde après les États-Unis, qui ont toutefois une population 35% plus élevée.

La gestion chaotique de la crise est scrutée depuis plusieurs mois par une Commission d'enquête parlementaire (CPI), qui devrait rendre son rapport le 20 octobre, avec de lourdes charges contre le gouvernement.

JA