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Ribéry s’imagine encore jouer dans un grand club

Franck Ribéry va quitter le Bayern Munich après douze années passées au club. S’il n’a pas encore tranché pour son avenir, il s’imagine toujours capable de relever un "beau défi".

Franck Ribéry n’est jamais rassasié. Du haut de ses 23 titres conquis avec le Bayern en douze saisons, le Tricolore va quitter la Bundesliga comme un "roi". Pas prolongé par le club munichois, l’ancien Marseillais est désormais libre comme l’air. A 36 ans, celui qui a adouci ses rapports avec la presse française depuis quelques mois ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Poussé par un plaisir de jouer resté intact malgré des difficultés à entamer sa carrière professionnelle, le protégé d’Alain Migliaccio ne raccrochera pas les crampons cet été.

"Je peux peut-être encore jouer dans un grand club"

"J’ai encore faim, révèle le retraité du football international dans les colonnes du magazine l'Equipe. Je pense que j’ai encore à donner. Tant que je sens que j’ai le haut-niveau dans les jambes et dans la tête, j’irai le chercher, assure le Boulonnais. Je ne tricherai jamais. Je peux peut-être encore jouer dans un grand club… Je réfléchis. J’ai cette expérience qui fait souvent la différence. A 36 ans, si je marque encore des buts comme ça (Ndlr. Contre Francfort lors de son dernier match en Bundesliga), ce n’est pas un hasard. Je suis toujours là."

"L’argent, je l’aurai partout"

Annoncé dans différents championnats exotiques ou bien encore chez le promu en Premier League, Sheffield United, Franck Ribéry ne sait pas de quoi son avenir sera fait. Plusieurs critères conditionneront sa décision. "Je veux jouer encore deux saisons. L’argent, je l’aurai partout. Mais il y a aussi le challenge, explique-t-il. Je suis devant une décision importante Je ne dois pas penser qu’à moi, mais aussi à ma femme et à mes cinq enfants. Mais j’ai eu un déclic avec ce dernier but en championnat, ça a secoué des choses en moi. Je sens que je suis encore capable de relever un beau défi", juge le finaliste de la Coupe du monde 2006.

Il promet de faire les mêmes sacrifices à l’entrainement. "J’ai encore besoin d’adrénaline. Le jour où je sentirai que suis cuit, je dirai stop. Je suis réaliste. Mon jeu repose sur le physique et l’accélération. Quand je suis sur le terrain, je sens que je peux encore évoluer à un très bon niveau et que quelque part, j’inspire toujours la crainte". Avis aux amateurs.

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