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Comment Eriksson avait convaincu Abramovitch de racheter Chelsea et non Tottenham

Alors sélectionneur de l'Angleterre, Sven-Göran Eriksson avait été sondé par Roman Abramovitch en 2003 pour savoir quel était le meilleur club a racheté entre Chelsea et Tottenham. Le Suédois lui avait alors conseillé de se tourner vers les Blues.

Sans Sven-Göran Eriksson, Chelsea aurait connu une toute autre histoire depuis 2003. Elle n'aurait pas forcément été moins scintillante, mais elle se serait écrite sans Roman Abramovitch. Le milliardaire russe avait fait appel à l'entraîneur suédois pour être conseillé. A ce moment, il était le sélectionneur de l'Angleterre (2001-2006). Dans un entretien accordé au Times, il raconte d'abord que l'homme d'affaires n'avait en premier lieu pas l'intention d'acheter un club en Premier League.

Eriksson a d'abord pris Abramovitch pour le chauffeur

"Lors de notre première rencontre à "Les Ambassadeurs", un casino de Londres, trois hommes se tenaient devant moi, s'est remémoré celui qui vient de quitter son poste de sélectionneur des Philippines. L'un était correctement habillé, l'autre 'comme ci, comme ça' et le troisième, je pensais qu'il était le chauffeur. Bien sûr, c'était Roman... Il voulait acheter un club à Moscou alors nous y sommes allés pour visiter tous les clubs et je lui ai dit de choisir le Dinamo qui avait les meilleures installations."

Pour le Suédois, Tottenham partait de trop loin

Sven-Göran Eriksson poursuit: "Je suis parti en vacances et son bras droit a téléphoné. Roman avait changé d'avis. Il voulait acheter un club à Londres. Ils m'ont demandé ce qui était le mieux, Chelsea ou Tottenham. J'ai demandé quel était son projet. "Gagner", m'avait-on répondu. Alors c'était Chelsea car il fallait changé a moitié de l'équipe alors qu'à Tottenham, c'était toute l'équipe." A l'issue de la saison 2002-2003, Chelsea avait terminé 4e et Tottenham 10e. Quelques semaines plus tard, en juin 2003, Ken Bates avait alors cédé le club au milliardaire russe pour 140 millions de livres, soit 160 millions d'euros. 

Le Russe n'a pas aimé le quartier de Tottenham

Par ailleurs, d'après deux journalistes du Wall Street Journal à travers leur livre "The Club", il est raconté que le Russe a pris sa décision finale en se baladant dans le quartier des Spurs. "Alors que sa Mercedes roulait sur la Tottenham High Road, il a regardé dehors et dit en russe: 'c’est pire qu'Omsk'". La ville de Sibérie est spécialisée dans la pétrochimie, réputée pour son manque de charisme. Suite à cet échange, Eriksson et Abramovitch sont restés très proches. S'il a souvent été invité en Russie pour partager le thé, Sven-Göran Eriksson n'a jamais entraîné les Blues.

JR