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Copa America: sans Neymar, le Brésil débute par un succès à domicile

Aidé par un Coutinho décisif, le Brésil, privé de Neymar, s'est offert dans la nuit de vendredi à samedi un début de Copa America quasi-parfait contre la Bolivie (3-0). Mais il en faudra plus pour reconquérir des supporters en colère.

Il n'y a pas Neymar, mais il reste Alisson, Marquinhos, Fernandinho, David Neres et les autres... Autant dire, du beau monde. Opposé dans la nuit de vendredi à samedi à la Bolivie en ouverture de la Copa America 2019, le Brésil a assumé son statut de favori, et s'est largement imposé devant son public (3-0). Une victoire notamment acquise grâce à un bon Philippe Coutinho.

Décevant avec Barcelone cette saison, mais positionné dans l'axe avec sa sélection, il a fait plier les Boliviens en début de seconde période. Coutinho a d'abord inscrit un penalty d'un tir croisé dans le petit filet, sifflé pour une main d'un défenseur dans la surface (50e). Trois minutes plus tard, l'attaquant de Liverpool Roberto Firmino, excentré côté droit, déposait sur sa tête un ballon qu'il n'avait plus qu'à pousser dans les filets (53e).

Entré en fin de match comme ailier gauche, Everton a plié l'affaire avec un but splendide. Depuis son couloir, le joueur du Grêmio Porto Alegre a repiqué vers le centre, fait deux feintes de frappe pour effacer deux défenseurs, avant d'ajuster le portier bolivien d'un tir enveloppé (85e).

Quelques réglages à effectuer, et des sifflets à calmer

Avec Dani Alves comme capitaine en l'absence du roi Neymar, blessé et mis en cause pour agression sexuelle, la Seleçao, malgré 74% de possession, a manqué d'efficacité en première période et les Boliviens ont courageusement contré les multiples assauts brésiliens. Mais derrière, le Brésil n'a jamais été mis en difficulté, avec une défense expérimentée formée par le trio parisien Thiago Silva, Marquinhos, Dani Alves, plus Filipe Luis.

Niveau ambiance, la rencontre s'est disputée dans une atmosphère particulière. En première mi-temps, les 65.000 spectateurs du stade Morumbi de Sao Paulo ont réservé des sifflets et un accueil glacial à leur sélection. L'humiliation du Mondial 2014 à la maison (élimination 7 à 1 par l'Allemagne en demi-finale) et la déception du Mondial 2018 (élimination face à la Belgique en quarts) ont visiblement entamé l'enthousiasme des supporteurs.

"Les sifflets, ça fait partie du jeu, les supporteurs veulent nous voir gagner. On veut obtenir leur soutien, mais nous sommes concentrés sur l'objectif, les matches. Sifflets ou applaudissements, l'important est de rester concentrer et obtenir la victoire", a déclaré après le match Coutinho. Mardi, le Brésil se mesurera au Venezuela pour son deuxième match en Copa America, à Salvador de Bahia.

CC avec AFP