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Copa America: la Cour suprême du Brésil va statuer en urgence sur la tenue de la compétition

Initialement prévue en Argentine et en Colombie, la Copa America a été délocalisée au Brésil après les désistements des deux pays organisateurs. La décision fait neanmoins jaser et la Cour suprême brésilienne a prévu de statuer en urgence sur la tenue de la compétition (du 13 juin au 10 juillet).

À cinq jours du lancement de la compétition, la tenue de la Copa America est toujours menacée. Initialement prévu en Argentine et en Colombie, le tournoi a été délocalisé au Brésil après les désistements des deux pays organisateurs.

De vives critiques qui se font entendre depuis l'annonce surprise lundi par la Conmebol, l'instance du football en Amérique du sud, de l'organisation de la compétition par le Brésil, le deuxième pays le plus endeuillé au monde par la pandémie de Covid-19, avec plus de 465.000 morts.

La Cour suprême du Brésil va juger jeudi en urgence des recours réclamant la suspension de l'organisation de la Copa America dans ce pays touché de plein fouet par la pandémie de coronavirus, a appris l'AFP ce mardi, de source judiciaire.

Le président de la Cour suprême, Luiz Fux, a décidé que les 11 juges devraient statuer en urgence en raison du caractère "exceptionnel" du recours, le coup d'envoi de ce tournoi hautement controversé étant prévu dimanche.

Pour le moment, le boycott du Brésil est écarté

Ce jugement aura lieu de façon "virtuelle", sans débat entre les magistrats, qui enverront leurs votes écrits tour à tour, jeudi, de 00h00 à 23h59. Les deux recours qui seront analysés ont été déposés par un député du Parti socialiste brésilien (PSB) et par un syndicat, la Confédération nationale des métallurgistes.

Il y a huit jours, la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) avait annoncé à la surprise générale que le Brésil allait accueillir ce tournoi après les désistements de l'Argentine et de la Colombie, très affectées par le Covid-19, la Colombie étant en outre touchée par des troubles sociaux. Le président d'extrême droite Jair Bolsonaro n'a pas hésité à accepter aussitôt cette demande, déclenchant une avalanche de critiques.

La presse brésilienne a fait état de rumeurs de boycott de la part des joueurs de la Seleçao, mais ces derniers devraient ce contenter de présenter mardi soir un communiqué montrant leur insatisfaction vis-à-vis de l'organisation de la compétition au Brésil.

Luca Demange avec AFP