RMC Sport

Coronavirus: Rami décrit son confinement à Sotchi

Invité ce lundi soir de Team Duga, sur RMC, Adil Rami a décrit son quotidien de footballeur confiné à Sotchi, en Russie. S'il avoue s'ennuyer un peu, le défenseur français observe sa situation avec philosophie.

La dernière fois qu'il avait parlé à RMC, Adil Rami n'était pas encore confiné, mais il se préparait déjà à l'inévitable. Désormais, le défenseur français du FC Sotchi est contrant de se claquemurer, comme la moitié de la population mondiale. Invité de Team Duga ce lundi soir, l'ancien Marseillais a raconté comment il vit cette crise du coronavirus depuis la Russie, et comment il a adapté son quotidien de sportif sur les bords de la mer Noire.

"C'est un peu compliqué, en plus je suis loin des enfants et de la famille (restés en France, ndlr) mais ça va, j'ai trouvé ma routine, confie le champion du monde. On est confinés nous aussi, ça y est. Pour ma part je vivais à l'hôtel, mais l'hôtel a fermé hier, donc j'ai dû trouver un appartement. J'ai emménagé une chambre avec pas mal de matos pour travailler, et après c'est playstation, facetime, les réseaux sociaux et compagnie… Je ne me plains pas, je cherche toujours à trouver du positif dans chaque galère."

Des séances à distance avec... Steve Savidan

Pour passer le temps, et rester affûté en vue d'une éventuelle reprise du championnat russe, Rami multiplie les entraînements en intérieur. "Je fais deux séances par jour, assure-t-il. Il me manque un vélo d'appartement, je suis en train de voir comment je peux commander ça mais sinon ça va, il y a plein de séances proposées sur les réseaux sociaux, notamment avec Steve Savidan. Ces séances-là c'est du bonus, en plus de ça j'ai mes propres séances, mon propre planning fait par le club. Plus je m'entraine, mieux je me sens."

Quand la situation sanitaire se sera améliorée, le défenseur espère pouvoir enfin faire ses débuts avec sa nouvelle formation. Et découvrir un peu plus son environnement. "J'ai été surpris par Sotchi parce que c'est vraiment très, très beau, indique Rami. J'étais même choqué, il y a la mer, et les montagnes enneigées à 30 minutes. La ville est magnifique, le stade je n'en parle même pas, c'est un très, très bel endroit. (…) Quant au club, les infrastructures manquent encore un peu, parce qu'il est tout jeune, mais c'est super pro, le centre d'entrainement a été créé pour la Coupe du monde 2018, donc il y a tout ce qu'il faut."

CC