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Sierra Leone-Bénin: Manu Imorou raconte la situation ubuesque sur les tests Covid

Dans l’After, ce mardi soir sur RMC, l’international béninois Manu Imorou a raconté l’énorme imbroglio autour des tests Covid qui a conduit au report du match face à la Sierra Leone.

Manu Imorou, que s’est-il passé devant le stade de Freetown ce mardi avant le match entre la Sierra Leone et votre équipe du Bénin ?

On sortait de la réunion où le coach a annoncé la compo. Une fois qu’on est arrivé au stade, on nous a fait passer un papier, écrit au stylo Bic, qui disait que cinq de nos joueurs étaient positifs au Covid. Forcément, on a protesté, on n’a pas voulu descendre (du car) pour jouer le match. Il était hors de question qu’on joue sans ces joueurs-là, sachant que c’était des titulaires.

A votre arrivée en Sierra Leone, il n’y avait pas de cas positifs…

On a joué samedi contre le Nigeria. On s’est fait tester après le match, en vue de celui contre la Sierra Leone. Sur les 80 personnes de notre délégation, il y a eu zéro positif. On s’est à nouveau fait tester ici en Sierra Leone. Et là, 1h30 avant le match, sur les 80 personnes, il y a cinq positifs, cinq titulaires.

La pelouse du stade a aussi fait parler, avec un état déplorable…

La pelouse, c’est vraiment un sketch. Il faut savoir que ce stade, à la base, était suspendu. On devait jouer à Conakry, en Guinée. Ils ont levé la suspension juste pour ce match-là. On va dire que ça, ce sont des choses banales. On était prêt à jouer là-dessus. On n’allait pas se bagarrer pour ça.

Arrivez-vous à relativiser cette situation ?

On arrive à en rigoler parce que ça ne reste que du foot, il y a pire dans la vie. Mais la situation est quand même pesante. On est dans l’attente, on ne sait pas ce qu’il va se passer. On est retourné à l’hôtel mais on n’a même pas de chambre, vu qu’on a quitté nos chambres. On est dans une situation un peu bizarre. On ne sait pas si on va jouer.

Vous avez eu du soutien sur place…

On a eu cette chance que le président de la Fédération et le ministre des Sports étaient avec nous. Ils se sont tout de suite interposés, ils s’en sont mêlés. Ils ont pris notre défense. Ça a pesé. Eux (la Sierra Leone), ils avaient sans doute espoir qu’on accepte de jouer.

Savez-vous quand ce match sera joué ?

Pour l’instant, on ne sait rien. On a su que le match aurait dû déplacé à 19h (heure locale, ndlr). Mais à ce moment-là, on était déjà devant l’hôtel. On était bloqué dans le bus devant l’hôtel. On n’avait pas le droit de sortir du bus parce qu’on était potentiellement contagieux, on va dire…

LP