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Coupe de France: Bayonne remercie Nantes pour la recette du match

Si aucun règlement ne l'impose, l'usage veut qu'un club professionnel laisse sa part de recette au petit en Coupe de France. Une tradition respectée par le FC Nantes, contrairement aux saisons passées ou à l'OM cette année, qui a été saluée par l'Aviron Bayonnais.

Contrairement à l’OM, le FC Nantes a fait respecter la tradition. Au lendemain de leur victoire à Bayonne (2-0) en 32es de finale de la Coupe de France, les Canaris ont eu droit aux remerciements de l’Aviron, en particulier pour avoir laissé la recette de la rencontre à leur adversaire. "Au rayon des merci, il y en a plusieurs pour le club de Nantes. Merci à leurs dirigeants qui ont été heureux de l'accueil. Merci particulier au président Kita qui nous a laissé l'intégralité de la recette. Merci aux joueurs et au staff qui nous ont respecté du début à la fin", a écrit le club de National 3 sur son compte Twitter.

En Coupe de France, une tradition bien ancrée veut qu’un club de l’élite offre sa part de la billetterie lorsqu’il rencontre une formation plus modeste. Si rien n'est obligatoire, ces sommes peuvent faire du bien aux budgets de clubs amateurs. Mais ce "gentleman's agreement" n’est pas toujours suivi.

Nantes épinglé par le passé

Après la défaite de ses hommes ce dimanche (1-1, 4-2 tab), le président de Trélissac (N2) a regretté que Marseille se soit affranchi de cette coutume. "Vous remercierez l'OM qui ne nous a pas laissé sa part de la recette. C'est la troisième fois qu'on joue Marseille et c'est la première fois que cela arrive. Merci pour le football amateur...", a déploré Fabrice Faure, le président du club périgourdin.

Chaque année, ou presque, un club de Ligue 1 est épinglé pour avoir gardé sa part. La saison dernière, selon Ouest-France, Nantes n’avait pas cédé ses 41.218 euros récoltés à l’issue de son quart de finale remporté contre l’AS Vitré (2-0), pensionnaire de N2. Un an plus tôt, Senlis, alors en N3, avait également reproché au FCN de ne pas avoir laissé sa recette des 32es de finale après sa victoire (4-0) dans l’Oise.

En début d’année dernière, Lille avait été confronté à la même polémique dans la foulée de son succès en 16es contre le FC Sète (1-0). "On les a reçus comme des rois. Il n'y a aucune règle qui les oblige à donner mais c'est déplorable. Un éducateur reçoit 100 euros, cet argent nous aurait fait du bien. C'est considérable pour un petit club comme nous", avait déploré Sandryk Biton, manager général de Sète, auprès du Parisien.

RR