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"Le bonheur parfait", "un rêve de gamin",…: joueurs et dirigeants des Herbiers racontent leur soirée magique

Pensionnaire de National 1, le club des Herbiers s'est qualifié pour la finale de la Coupe de France en battant Chambly (2-0) ce mardi à Nantes. Une formidable épopée qui comble joueurs et dirigeants du club.

Ils sont allés au bout de leur rêve. Face à Chambly, autre équipe de National 1, Les Herbiers se sont qualifiés pour la finale de la Coupe de France au terme d'une soirée historique pour le club, dans un stade de La Beaujoire plein à craquer. L'équipe vendéenne sera seulement la quatrième de troisième division à disputer la finale de la compétition, le 8 mai prochain au Stade de France. Une joie immense pour tout un club.

"Ce n'est plus du rêve, on y va!"

"On l'a fait, lance le président Michel Landreau. C'est le bonheur parfait. C'est le Stade de France. On en rêvait tous, maintenant ce n'est plus du rêve, on y va! On est heureux pour toute la Vendée, tous ces gens, ces 35 000 personnes, ils ont chanté, ils ont poussé l'équipe... On le voit pour les autres, on le regarde à la télé, on se dit: "Ce ne sera peut-être jamais nous". Moi, ça fait dix ans que j'ai pris le club, dix ans de présidence, je suis comblé. On va profiter de ces moments parfaits."

Une joie forcément partagée par les joueurs, pour qui la finale représentera un incroyable bonus. "Je ne sais pas si je réalise, avoue l'attaquant Ambroise Gboho. En tout cas ce que je réalise, c’est que l’on a fait c’est quelque chose de grand. Avant le match j’avais des nœuds dans le ventre, des bulles dans le ventre, c’était vraiment bizarre, et quand ça nous arrive c’est qu’on doit s’attendre à vivre quelque chose de grand et là je n’ai même pas les mots."

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"On sait très bien qu'on ne va pas gagner la Coupe de France"

Pour le milieu de terrain Guillaume Dequaire, vivre cette aventure devant sa famille amène un surplus d'émotions. "C'est un vrai rêve de gamin, parce qu'on a tous eu des blessures ou des moments de chômage, des années compliquées et là on ne réalise pas trop. J'ai vu ma famille heureuse, ça faisait longtemps que je ne les avais pas vus, mais ils sont venus des quatre coins de la France, et je suis limite plus content pour eux que pour moi. Mon père qui pleurait à la fin, c'était magique."

"Ça a été une échappatoire, cette saison, la Coupe de France, poursuit l'ancien joueur de Châteauroux. Moi, dans ma tête, je me disais "vivement qu'on sorte" pour se concentrer sur le championnat. On passait, on passait, tirages favorables ou pas, il fallait quand même jouer ces matches-là et les gagner. Avec les amis on s'est dit qu'on sait très bien qu'on ne va pas gagner la Coupe de France. C'était ce soir (la finale) pour nous. Le reste, ce ne sera que pour les yeux, pour les souvenirs et pour nos familles".

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AA avec PYL