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OM-PSG : les notes des Marseillais

Saison blanche et pas d’exploit pour l’OM en Coupe de France. Les hommes de Franck Passi ont fait douter le PSG pendant 45 minutes avant de craquer après le repos (2-4). Florian Thauvin est l’un des seuls à s’être montré à son avantage dans cette finale.

Mandanda : 4

Battu d’entrée à bout portant par Matuidi (0-1, 2e), Steve Mandanda ne pouvait connaître pire entame. Mais derrière, le gardien marseillais s’est montré attentif sur une remise de la tête mal assurée de Manquillo (13e). Un penalty encaissé et un face-à-face perdu contre Cavani puis Ibrahimovic par la suite. Une soirée forcément frustrante pour le numéro 2 des Bleus qui n’a pas su se montrer décisif sur des situations compliquées à négocier.

Manquillo : 5

Le plus fiable de la défense marseillaise, malgré une remise de la tête proche de tromper son propre gardien (13e). Peu mis en difficulté dans son couloir droit souvent délaissé par Cavani en phase offensive il est vrai. Peu de projection intéressante vers l’avant en revanche.

Nkoulou : 3

Propre pendant toute la première période, le défenseur camerounais a réalisé une intervention mal maîtrisée dans sa surface dès la reprise. Nkoulou s’est jeté trop rapidement sur Matuidi et a provoqué le penalty de la victoire parisienne (46e). Derrière, trop d’erreurs d’alignement payées cash. Au final un score lourd pour l’OM (2-4).

Rekik : 3

Une prestation assez neutre dans l’ensemble face à l’armada parisienne. Mais le Néerlandais est un peu loin au marquage sur le but de Matuidi et ne vient pas couper le premier la trajectoire du centre de l’extérieur du pied de Di Maria. La charnière centrale n’a pas non plus été aidée par ses latéraux, notamment en seconde période sur le troisième but de Cavani (3-1, 57e). Rekik a coulé en compagnie de Nkoulou.

Mendy : 3

Un peu loin de Di Maria sur le centre qui amène l’ouverture du score de Matuidi (2e), Benjamin Mendy a eu du mal à se situer sur le plan défensif. Pris de vitesse par Aurier, il a été averti tôt dans la rencontre (33e). Le latéral gauche laisse filer Cavani sur le troisième but du PSG et ne revient pas assez couvrir l’axe.

Isla : 4

Un travail de l’ombre où l’international chilien a essayé de gratter un maximum de ballons dans l’entrejeu. Moins en vue que Lassana Diarra au même poste. Un match assez propre. Peut-être trop en seconde période, où le seuil d’harcèlement sur le porteur du ballon adverse a diminué en même temps que son influence à la récupération.

Diarra : 5

Précieux au milieu de terrain, Lassana Diarra a colmaté les brèches comme il a pu. Un retour important sur Rabiot qui initiait une contre-attaque intéressante (40e), mais une activité peut-être un peu moins importante qu’à l’accoutumée dans ces matchs de gala.

Barrada : 4

Discret. Bien trop discret. Une frappe au bout de 30 secondes et puis rideau. Titularisé sur le flanc gauche de l’attaque marseillaise, Barrada n’a pas apporté grand-chose malgré une bonne volonté et n’a jamais su créer de déséquilibre dans la défense parisienne. Remplacé par Brice Dja Djédjé (70e).

Thauvin : 7

Le gaucher a été le plus en vue sur le plan offensif. Le joueur, prêté par Newcastle, a pris ses responsabilités pour égaliser d’une frappe tendue au premier poteau (1-1, 12e). Il a aussi eu de la réussite quand sa main sur la ligne n’a pas été signalée par M.Turpin (34e). Déjà unique buteur à Sochaux en demi-finale (1-0), Thauvin a le plus osé, a tenté de porter l’attaque marseillaise mais s’est retrouvé trop esseulé aux côtés de partenaires pas au niveau d’une finale. Remplacé par Nkoudou (80e).

Fletcher : 3

Combatif, c’est certain. On ne peut pas lui reprocher son investissement à la récupération du ballon pour initier la première zone de pressing et même revenir faire des courses défensives. Mais bien trop brouillon dans la surface du PSG et dans le jeu, l’Ecossais n’a jamais su mettre à profit son jeu physique. Remplacé par Rémy Cabella (60e).

Batshuayi : 4

Du Batshuayi dans le texte. On sent que le Belge peut faire la différence à lui seul sur certaines prises de balle et certains dribbles. Mais à la finition, il manque encore ce côte « tueur » et clinique. Quelques pertes de balle sur un excès de nonchalance également. Et peu de combinaisons avec ses partenaires. Une finale sans grand relief pour le meilleur buteur marseillais, malgré sa réduction du score à l’affût sur un ballon repoussé par Sirigu (2-4, 87e)

D.W