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PSG-Monaco: "On ne pouvait pas faire autrement", assure Vasilyev

Yves Kouadio Dabila - Abdou Diallo

Yves Kouadio Dabila - Abdou Diallo - AFP

La demi-finale de Coupe de France n’a offert aucun suspense entre le PSG et une équipe monégasque présentant de nombreux joueurs de la réserve (5-0). Vadim Vasilyev et Leonardo Jardim assument après l’impasse faite par l'ASM sur cette compétition.

Leonardo Jardim est allé au bout de sa réflexion. Confronté à un calendrier infernal entre Ligue des champions, Ligue 1 et Coupe de France, après avoir atteint la finale de la Coupe de la Ligue, l’entraîneur de l’ASM a présenté, non pas une équipe B, mais une équipe C, sur la pelouse du Parc des Princes pour affronter le PSG en demi-finale de la Coupe de France. Avec essentiellement des joueurs issus de la réserve, qui évolue en CFA, Monaco s’est lourdement incliné (5-0) et a galvaudé ce qui aurait pu être l’une des affiches de la saison.

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Dans les rangs monégasques, on assume cette position. A commencer par Vadim Vasilyev, le vice-président de l’ASM. "On ne pouvait pas faire autrement, on assume. C’était un choix du club pris avec le coach, avec le département médical car nos joueurs sont surchargés. On avait des risques de blessure, assure Vasilyev. C’est malheureux que l’on ne puisse pas jouer cette Coupe de France à fond mais c’est comme ça. Dans la vie, il faut assumer, il faut prendre des décisions même si elles sont très lourdes. Il faut retenir le meilleur, c’était une bonne expérience pour les jeunes qui va les aider à progresser et à devenir des bons ou des grands joueurs dans le futur.

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Jardim n’a que "15 cadres"

Nous avons respecté la Coupe de France, nous avons joué jusqu’au moment où cela était possible. Mais c’était inespéré d’être en demi-finale de Ligue des champions, on joue pour le titre en Ligue 1 et nous étions en demie de Coupe de France. Nous sommes l’équipe qui a joué le plus de matchs en Europe. Les joueurs sont très fatigués, on ne pouvait pas faire autrement. Il fallait prendre une décision. Et moi, comme dirigeant, je l’assume. »

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La décision a donc été prise de façon collégiale à Monaco. Leonardo Jardim en explique les fondements. "Quand tu fais le pari d’avoir 25-26 joueurs top niveau, tu peux jouer toutes les compétitions, précise-t-il. Tu changes ton onze, tu peux faire entrer un autre onze. Quand tu as un projet comme le nôtre, avec un groupe de 15 cadres et après des jeunes qui arrivent avec les blessures que nous avons maintenant, tu ne peux pas faire un autre choix." Des arguments qui s’entendent face aux cadences infernales imposées à Monaco, mais l’ASM a fait l’impasse mercredi sur une chance de remporter un titre, elle qui court après un trophée depuis 2003 et une Coupe de la Ligue.

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