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Ces cinq moments mythiques des "Yeux dans les Bleus" rediffusé ce jeudi

Thierry Henry, Vincent Candela, Aimé Jacquet et Zinedine Zidane

Thierry Henry, Vincent Candela, Aimé Jacquet et Zinedine Zidane - AFP

Pour célébrer la qualification des Bleus en finale de la Coupe du monde, C8 a décidé de diffuser le documentaire culte "Les Yeux dans les Bleus" jeudi soir, 20 ans jour pour jour après la victoire de l’équipe de France à la Coupe du monde 98. L'occasion idéale de se souvenir des meilleurs moments

Après la qualification des Bleus pour la finale de la Coupe du monde, C8 a décidé de bouleverser ses programmes. Au moins ce jeudi, trois jours avant le grand rendez-vous contre la Croatie ou l'Angleterre et 20 ans jour pour jour après le sacre de la bande de Zinedine Zidane contre le Brésil. Le célèbre documentaire "Les Yeux dans les Bleus", retraçant de l’intérieur l’épopée des Bleus 98 débarque sur la grille à 21h. L’occasion de s'offrir un top 5 des meilleurs moments du doc.

Quand Jacquet demande à Pires de "muscler son jeu"

Dans le vestiaire à Clairefontaine avant l'entrée en lice des Bleus, Aimé Jacquet lâche quelques conseils inoubliables: "Jouez comme vous savez. Mettez-vous dans vos meilleures disposition en respectant le jeu de chacun. Robert (Pires), c’est pas Zizou, Youri, c’est pas Zizou, petit bonhomme (Bernard Diomède) c’est pas Zizou (…) Muscle ton jeu Robert! Muscle ton jeu Robert! Si tu muscles pas ton jeu, fais attention! Je t'assure, tu vas voir! Tu vas avoir des déconvenues parce que t'es trop gentil!"

Quand Duga se lâche sur "les p… de journalistes"

Les Bleus lancent leur Mondial contre l’Afrique du Sud au stade Vélodrome. Et l’enceinte phocéenne ne goûte guère l’apparition de Christophe Dugarry sur la pelouse pour remplacer Stéphane Guivarc’h, blessé peu avant la demi-heure de jeu. "Duga", qui sort de six mois compliqués avec l’OM, est sifflé et connaît une entrée en jeu pour le moins laborieuse. "J’étais au bord du gouffre. Moralement, j’étais très mal. Je pense que si je n’avais pas marqué, ça aurait été dur de continuer, confie-t-il sur son lit avant d’évoquer la délivrance avec son but à la 34e: "Quand je marque j’ai de la joie et de la haine. De la haine. Dans ma tête je pensais « putain je vous ai tous niqués, j'vous ai tous niqués. »Tu les en vois en plus, tous ces p… de journalistes."

Quand Zidane chante Les Enfoirés

Après France-Paraguay auquel il n’a pas pu participer en raison de son expulsion durant France-Arabie Saoudite, Zinedine Zidane chante "On ira tous au Paradis" des Enfoirés, claque des doigts et prouve qu’on peut utiliser la troisième personne pour parler de soi avec modestie: "Avec tout le monde c’est Zidane par ci, Zidane par là, Zidane rien du tout. Zidane il va essayer de faire ce qu’il sait faire. On a fait quelque chose de bien, on peut faire quelque chose de grand et on peut faire quelque chose de très grand."

Quand Candela joue les oracles pendant les tirs au but de France-Italie

Français et Italiens n’ont pas réussi à se départager pendant 120 minutes en quarts de finale. L’occasion de travailler le palpitant en visionnant la séance de tirs au but depuis le banc de touche. "S’il marque (Laurent Blanc) et que l’autre il loupe, on a gagné hein ?! S’il loupe, c’est in the pocket", lance Frank Leboeuf alors que les deux sélections sont à 3-3, un échec de chaque côté. Laurent Blanc exécute sa part du travail."Regarde la mine qu’il va mettre", pronostique ensuite Vincent Candela avant que Luigi Di Biagio n'assomme la barre transversale.

Quand Jacquet lâche le discours le plus célèbre du sport français

Nous sommes à la mi-temps de France-Croatie en demi-finale. Aimé Jacquet trouve ses joueurs trop fébriles et leur remonte sérieusement les bretelles. "Ou on réagit et on y va, parce qu’il y a une finale au bout ou vous laissez tomber. Et vous attendez. Vous attendez qu’on jette la pièce en l’heure. Personne ne réagit (…) vous avez peur de quoi ? Vous avez peur de qui ? De perdre ? Eh bien vous allez perdre les gars, je vous le dis. Vous allez perdre. Vous n’avez pas de soucis à vous faire." De retour sur la pelouse du Stade de France, les Bleus encaissent rapidement un but de Davor Suker, qui pousse Jacquet à se demander s’il n’y a pas été un peu fort. Lilian Thuram, coupable sur le coup, va rapidement le rassurer.

JBi