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Coupe du monde: pourquoi les Bleues doivent se méfier du Brésil

Prochain adversaire de l’équipe de France en huitième de finale de la Coupe du monde, le Brésil possède une force offensive de grande qualité. Mais elle le paie souvent dans son équilibre défensif. Laura Lepailleur analyse forces et faiblesses de la Seleçao avant le choc contre les Bleues, dimanche soir au Havre (21h).

Le Brésil est une équipe imprévisible. C’est l’analyse qui peut être faite de cette Seleçao féminine, 10e nation Fifa, et péniblement qualifiée pour les huitièmes de finale au prix d’une place de meilleure troisième dans un groupe C dominé par l’Italie et l’Australie. Les joueuses de Vadao retrouveront donc dimanche soir (21h) l’équipe de France, qu’elles n’ont jamais battue en huit matchs internationaux. Les Françaises restent même sur trois succès lors des quatre derniers matchs. Mais ce huitième de finale au Havre revêt tous les aspects du match piège pour les protégées de Corinne Diacre.

Une équipe friable derrière

En premier lieu parce que le Brésil possède une force offensive, "animée par trois attaquantes de grand niveau", selon notre consultante Laure Lepailleur, qui identifie "Marta, Christiane et Debinha" comme menaces sérieuses pour la cage gardée par Sarah Bouhaddi. Avec six buts inscrits en trois matchs depuis le début du tournoi, la Seleçao a prouvé sa qualité dans ce domaine. Mais pâtit de ses lacunes défensives, provoquées par "une défense centrale plutôt lente" et "un football total", prompt "à laisser des espaces faits pour être exploités".

Au sujet de la légende brésilienne Marta, Laura Lepailleur ne tarit pas d’éloges. "C’est une joueuse exceptionnelle, capable de fulgurances", détaille notre consultante, qui rappelle toutefois, qu’à 33 ans, "elle n’est plus la même joueuse que par le passé". "En terme d’intensité, ça n’est pas la Marta d’il y a quelques années. Elle est capable de répéter beaucoup moins d’efforts mais sur une accélération elle peut faire pencher le match en sa faveur."

Marta en perte de vitesse

Et d’identifier la joueuse qui pourrait faire la faire la différence dans ce match couperet. "Pour moi, Formiga, malgré ses 41 ans, est la joueuse la plus importante de cette équipe. Elle assure cet équilibre, donne cet engagement au milieu de terrain et essaie de colmater toutes les brèches et les espaces libérés par ses coéquipières." La doyenne du tournoi, 41 ans, est une cadre du PSG avec qui elle a prolongé d'une saison. L'Auriverde était sortie à la mi-temps du match perdu contre l’Australie (3-2) et n'avait pas pu jouer la dernière rencontre contre l'Italie.

Une méfiance entrevue en conférence de presse vendredi. Invitées à évaluer leur prochain adversaire, Aïssatou Tounkara et Eugénie Le Sommer ont refusé de s'emballer. "Beaucoup pensent que nous sommes favorites. Il faut faire attention au Brésil. Je ne dirais pas qu’on est favorites. Le Brésil, c'est une équipe qui joue aussi et nous aussi", avait tempéré la défenseure de l’Atlético. Réponse dimanche à partir de 21h.

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