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Coupe du monde: pourquoi on peut vraiment craindre le Pérou

L'équipe de France affronte le Pérou ce jeudi (17h), pour son deuxième match de la Coupe du monde. Une formation que craint beaucoup Didier Deschamps, sans doute à raison.

Une dynamique très positive

Le passage du Pérou par les barrages lors des qualifications pour la Coupe du monde est un trompe-l'œil. Jefferson Farfan et ses coéquipiers sont sur une excellente dynamique et ont même failli composter directement leur billet pour le Mondial, en terminant 5e de la zone AmSud, à seulement un point de la Colombie et deux de l'Argentine. Après un début compliqué, les Péruviens ont trouvé leur rythme de croisière. Avant leur revers pas forcément mérité face au Danemark (1-0) lors de leur entrée en lice dans ce Mondial, ils étaient sur une série impressionnante de 15 matchs consécutifs sans défaite.

De l'engagement, mais pas que

Face au Pérou, Didier Deschamps et ses joueurs s'attendent à une très grosse adversité. A la Ekaterinbourg Arena, la Blanquirroja va vendre très chèrement sa peau en misant d'abord sur l'engagement et l'agressivité, deux de ses principales qualités. "On va aborder l'aspect tactique mais je crois qu'affronter les monstres français c'est quelque chose de mental", a lâché le latéral gauche Miguel Trauco.

Mais les Bleus ne tomberont pas que sur une équipe "guerrière". Le Pérou sait aussi jouer, et plutôt pas mal. Avec 27 buts en 18 matchs de qualification (hors barrages), les Péruviens avaient la troisième meilleure attaque derrière le Brésil (41) et l'Uruguay (32).

Le danger Carillo, Guerrero de retour

Dans cette homogène équipe du Pérou, deux joueurs sortent quand même du lot. Le premier est André Carrillo. Le très mobile ailier droit de 27 ans est tellement craint par Didier Deschamps que ce dernier a choisi de "blinder" son couloir gauche en lui mettant Blaise Matuidi dans les pattes. Révélé au Sporting Portugal, le joueur de 27 ans ne sort pourtant pas d'une saison flamboyante à Watford (28 matchs, un but).

L'autre danger est "un revenant" nommé Paolo Guerrero. Entré en jeu face au Danemark, l'ancien avant-centre du Bayern Munich (34 ans), qui a purgé sa suspension pour contrôle positif à la cocaïne, sera un poison pour la charnière Varane-Umtiti. Bonne nouvelle toutefois pour les Bleus, le très bon récupérateur Renato Tapia est fortement incertain pour ce match.

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Alexandre Alain Rédacteur