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Croatie-Angleterre: Raheem Sterling est-il le maillon faible des Three Lions?

Pointé du doigt depuis le début du Mondial, le joueur de Manchester City, Raheem Sterling, divise les observateurs outre-Manche. En point de mire: son manque de réussite devant le but.

"Raheem Sterling est-il un attaquant qui gaspille ou une menace constante pour les défenseurs, avec son travail acharné et ses courses incessantes?" À quelques minutes du coup d'envoi d'Angleterre-Croatie (20h), la BBC se pose en tout cas la question.

Sept frappes depuis le début du Mondial, zéro but

Une statistique revient pour évoquer le cas de l'attaquant de Manchester City depuis le début de la Coupe du monde: zéro but inscrit en sept tentatives de frappes. Forcément un peu inquiétant pour un joueur au profil offensif et qui fait partie des cadres de Gareth Southgate (quatre titularisations en cinq matchs dans la compétition). Une situation dont beaucoup de "haters" s'amuse sur les réseaux sociaux et que la presse anglaise n'hésite pas à alimenter.

La défense de Sterling s'organise dans le Royaume

Le déficit de buts de l'Anglais dans ce Mondial contraste fortement avec sa très bonne saison en club chez les champions d'Angleterre (18 buts et 15 passes décisives en Premier League). Alors où est le problème? L'illustre Alan Shearer, l'ancien avant-centre des Three Lions, a analysé cette difficulté dans la finition par une activité débordante sur le front de l'attaque. "Il n'esquivait pas les ballons, il ne se cachait pas face à la Suède. Il voulait participer au jeu et je l'ai senti volontaire pour marquer."

Un chiffre parle pour lui: il est l'Anglais qui touche le plus de ballons dans les surfaces de réparation adverses (19). Martin Keown, l'ancien défenseur d'Arsenal, a expliqué "qu'il faisait les liens intelligemment en phase offensive". "Il descend un peu plus bas pour recevoir le ballon. Je ne pense pas que Rashford puisse le faire. Raheem est devenu un joueur d'équipe et il n'a pas encore assez cette faculté de finir les actions quand on en a besoin. Mais il comprend son rôle dans l'équipe et a la confiance du sélectionneur". Peter Crouch aussi était monté au créneau hier pour défendre les efforts de Sterling.

La meilleure réponse? Le terrain

Même du côté de la classe politique, on affiche son soutien pour le n°10 anglais, comme l'a fait le maire travailliste du Grand Manchester Andy Burnham, en rappelant la lettre ouverte du joueur publiée sur The Player's Tribune en juin dernier.

Reste désormais à Raheem Sterling de marquer, si possible ce mercredi contre la Croatie. Ce serait, en tout cas, une belle manière de clore les débats.