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Mondial 2018. Espagne: "Je ne pouvais pas dire non", les premiers mots de Hierro

Quelques heures après sa nomination à la place de Julen Lopetegui, Fernando Hierro a tenu ce mercredi sa première conférence de presse comme sélectionneur de l'Espagne, qui débute sa Coupe du monde vendredi face au Portugal (20h). L'ancien joueur du Real Madrid a insisté sur la nécessité de se "concentrer sur l'aspect sportif".

Le défi: "J'avais trois options"

"C'est un beau défi, passionnant. Les circonstances sont ce qu'elles sont et j'accepte cette responsabilité avec courage, en considérant que nous avons un groupe de joueurs qui vient de passer deux ans à travailler pour ce Mondial. J'avais trois options: dire non, m'en aller et j'ai choisi la troisième, être présent. Il y a des joueurs qui sont là, une fédération, et c'était le moment de répondre présent. C'était clair pour moi dès le départ. Je ne pouvais pas dire non parce que je ne me le serais jamais pardonné."

La crise: "Le passé, c'est le passé"

"Nous nous trompons si nous continuons à penser au passé et non à l'avenir. On connaît les circonstances mais le passé, c'est le passé. Nous pourrions en parler pendant des jours mais nous devons être positifs, courageux et aller de l'avant. Nous avons un groupe de joueurs fantastiques, un encadrement fantastique et nous sommes venus ici pour rivaliser. Nous venons pour disputer un Mondial, c'est une opportunité qui ne se représente pas avant quatre ans. Voilà notre priorité, nous concentrer sur l'aspect sportif."

Les joueurs: "Changer de logiciel"

"Si je n'étais pas convaincu (de l'implication des joueurs), je ne serai pas là. Ils doivent affronter la réalité. Nous devons changer de logiciel, oublier tout cela, nous entraîner et suivre notre feuille de route. Nous n'avons pas le temps de nous lamenter ni de penser à autre chose. Les joueurs sont habitués à ce que les entraîneurs aillent et viennent. Je connais 80% d'entre eux depuis mon premier passage à la direction sportive. Ils laisseront leur peau sur le terrain et nous devons donner 110% de nous-mêmes."

Sa patte: "Continuer de la même manière"

"La clé est de continuer de la même manière, y toucher le moins possible. L'encadrement précédent a préparé ce match face au Portugal pendant deux ou trois mois et nous devons nous l'aborder avec le sens des responsabilités. Nous avons trois matchs pour continuer dans ce Mondial et passer au tour suivant et personne ne nous fera de cadeau, ni le Portugal, ni l'Iran, ni le Maroc. Nous devons le gagner sur le terrain."

Son vécu: "Je n'ai qu'un an d'expérience"

"Je n'ai qu'un an d'expérience à Oviedo et je crois avoir bien fait les choses là-bas. Par ailleurs, j'ai passé un an comme entraîneur adjoint au Real Madrid et surtout, j'ai passé 20 ans non loin d'un ballon. J'aimerais que mon équipe joue bien, qu'elle rivalise bien, avec du talent, un jeu de possession, en marquant deux ou trois buts de plus que l'adversaire s'il nous le permet. Et si en plus j'ai des artistes comme ceux dont je dispose, je serai enchanté."

RR avec AFP