RMC Sport

Géorgie: la fierté de Sagnol après sa première contre la Suède

Willy Sagnol a dirigé son premier match comme sélectionneur de la Géorgie, jeudi lors de la défaite honorable face à la Suède (1-0). L’ancien international a apprécié la prestation de ses joueurs face aux coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic.

Un mois après sa nomination comme sélectionneur de la Géorgie, Willy Sagnol a dirigé son premier match sur le banc de la sélection jeudi face à la Suède. Son équipe s’est inclinée 1-0 pour cette entrée en lice dans les qualifications pour la Coupe du monde 2022 face aux coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic qui faisait son grand retour après quatre ans et demi d’absence. Malgré la courte défaite, Sagnol a beaucoup apprécié le comportement de ses troupes.

"Une équipe qui prend des risques"

"Je suis très fier des joueurs, je pense qu'ils ont donné tout ce qu'ils avaient, a déclaré l’ancien arrière droit de l’équipe de France et du Bayern Munich. Nous avons commencé le match avec beaucoup de nouveaux joueurs, beaucoup de jeunes joueurs. La deuxième mi-temps était vraiment ce que nous voulons voir à l'avenir avec une équipe qui prend des responsabilités, une équipe qui prend des risques."

"Nous avons mis en place de bonnes bases aujourd'hui et nous avons un autre match difficile dans quelques jours contre l'Espagne, a-t-il poursuivi. Je suis sûr que si nous continuons à travailler comme ça, à jouer comme ça en équipe, l'avenir sera grand pour nous. Avec l'équipe complète, nous n'avons eu que deux séances d'entraînement, c'était assez difficile d'essayer de faire un bon travail pendant les entraînements, c'est pourquoi je suis assez fier des joueurs."

L’ancien sélectionneur de l’équipe de France Espoirs va enchainer deux rendez-vous face à l’Espagne, dimanche (18h), puis en Grèce, mercredi (20h45). Sagnol a pris la succession du Tchèque Wladimir Weiss, qui était en place depuis 2016.

"Le discours des dirigeants géorgiens m’a marqué, a expliqué l’ancien entraîneur de Bordeaux, dans l’émission Top of the foot cette semaine. En plus, que ce soit le président ou le vice-président, ce sont d’anciens joueurs qui ont évolué en Bundesliga, à l’époque où j’y étais. Ce sont donc des gens que je connais très bien. Leur projet humain, réaliste, m’a plus parlé que d’autres projets un peu plus compliqués."

"Je dirais que de travailler sur du moyen terme, c’est un petit peu un luxe dans le football, a-t-il ajouté. C’était vraiment ça que je cherchais, pas comme un projet que j’aurais pu prendre en France ou ailleurs, mais pour six-huit mois, où la seule certitude que tu as, c’est le jour où tu signes ton contrat. Et souvent ça s’arrête plus vite que prévu, parce que les objectifs sportifs ne sont pas en adéquation avec les moyens."

NC avec AFP