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Dans quel club faut-il être formé pour intégrer un grand club européen?

Qui n’a jamais rêvé de devenir football professionnel? Et mieux encore, qui n’a jamais rêvé de jouer au sein d’un grand club européen, membre du Big-Five, et de remporter tous les trophées? Pour rendre ce rêve réalisable, une étude vient mettre en avant les éléments à mettre en œuvre pour réussir.

Le Centre International d’Economie du Sport, le CIES, a analysé les effectifs des 98 clubs du Big-Five (France, Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie) et s’est intéressé à la carrière et au passif des joueurs. Où ont-ils joué avant? A quel âge sont-ils arrivés? Par quels clubs sont-ils passés? De quel pays sont-ils originaires? Etc...

L’idée est de déterminer les variables tremplins déterminantes. Autrement dit, quel est la carrière type pour réussir au plus haut niveau européen, à supposer ici que la France soit intégrée à l’élite européenne. Le CIES a retenu trois éléments: l’âge du premier match disputé au sein d’un club du Big-Five, la filière d’accès et le club tremplin.

Pour réussir, il faut être jeune et être transféré

Pour l’âge, la moyenne pour toutes les ligues est de 21,7 ans. Chose peu étonnante, c’est en France et en Ligue 1 qu’on débute le plus tôt, à 21,3 ans. Parce que le championnat hexagonal reste connu et reconnu pour l’excellence de sa formation, il a les moyens de faire évoluer de jeunes joueurs, qui sont ensuite transférés rapidement vers des clubs étrangers plus cotés.

La Liga espagnole et la Premier League sont les championnats qui testent le moins les jeunes, avec un âge moyen du premier match respectivement de 22 et 21,9 ans. La Serie A et la Bundesliga suivent, à 21,8 et 21,7 ans.

Ensuite, la filière d’accès consiste à identifier le dernier club où les joueurs ont évolué avant de faire leurs débuts dans un des cinq grands championnats européens. Est-ce que les joueurs viennent d’un club de seconde zone et ont été recrutés, est-ce que leur club a connu la montée en première division ou sont-ils tout simplement passé par l’équipe-réserve?

En moyenne, c’est majoritairement via le recrutement que les joueurs du Big-Five sont passés, à 47,5%. Contre 39,3% par la formation et 13,2% par la promotion. C’est la Serie A italienne qui présente le taux de recrutement le plus élevé, à 62,9%, contre 53,5% pour la Premier League et seulement 38,3% pour la Ligue 1. La France mise essentiellement sur la formation, à 47,6%.

Pas vraiment une surprise ici.

Le premier club tremplin européen: l'Ajax Amsterdam

A partir de ces résultats, on peut maintenant déterminer les fameux clubs tremplins, les équipes hors-big five qui forment le plus de joueurs titulaires au sein des grands clubs européens. Les effectifs par lesquels il faut passer si l’on veut, un jour, fouler la pelouse d’une équipe du Big-Five.

Le premier club tremplin est l’Ajax Amsterdam, avec 22 joueurs évoluant actuellement en Europe passés par la formation du club néerlandais. Derrière, le Benfica Lisbonne, avec 21 joueurs, puis Salzbourg, 20 joueurs et le Sporting Lisbonne, 17 joueurs.

Le premier représentant français est Le Havre, en Ligue 2, avec 8 joueurs formés évoluant actuellement dans l’un des 98 clubs du Big-Five. Les Normands devancent Clermont et Tours, avec chacun 7 joueurs formés.

Pierre Rondeau