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A quoi ressemblait la dernière équipe de France aux JO en 1996?

Pour la première fois depuis 1996, l’équipe de France masculine de football participera aux Jeux olympiques. Aux États-Unis, les Bleus, entraînés par Domenech et emmenés par Pirès, Maurice ou encore Vieira, s’étaient inclinés en quarts de finale contre le Portugal. Revue d’effectif.

24 ans plus tard, Florian Maurice devrait enfin avoir un successeur. Depuis 1996, l’attaquant qui jouait alors à l’Olympique lyonnais, reste le dernier buteur tricolore lors de Jeux olympiques. A Miami, l’actuel recruteur en chef de l’OL avait scoré lors de l’élimination des Bleuets en quart de finale contre le Portugal (2-1 a.p.). Grâce à leur qualification en demi-finale de l’Euro Espoirs lundi soir, les hommes de Sylvain Ripoll ont composté leur billet pour Tokyo 2020 et rêveront de faire mieux que la bande à Pirès. Retour sur les 22 joueurs qui ont précédé la génération Upamecano-Aouar.

Une sélection made in D1

Dix ans avant la finale maudite de Berlin en Coupe du monde 2006, Raymond Domenech, sélectionneur des Bleuets depuis 1993 emmène aux USA une génération talentueuse, tout juste sorties de l'Euro Espoirs 1996 par un but de Totti en demi-finale. Aux États-Unis, la France se présente avec un groupe 22 joueurs, qui, à l’exception de Patrick Vieira, à l’AC Milan depuis un an, évoluent tous en D1. Dans les cages, Lionel Letizi, alors gardien de but de Nice devance dans la hiérarchie Christophe Revault (Le Havre) et Vincent Fernandez (PSG).

Djetou et les autres en défense

Le coach de 44 ans s’appuie sur une défense solide, mais, à l’exception de Martin Djetou (6 sélections avec les A), sans star. A droite, le Stéphanois Patrick Moreau épaule Oumar Dieng et le Montpelliérain Jérôme Bonnissel aujourd’hui recruteur à Lyon, aux côtés de son ex-coéquipier Florian Maurice. Florent Laville (Lyon), Geoffray Toyes (Bordeaux) et le futur champion du monde et d’Europe, Vincent Candela (Guingamp), qui disputera trois matches sur quatre, complètent la base arrière des Bleuets d'Atlanta.

Un milieu de champions du monde

C’est au milieu de terrain que la sélection de Raymond Domenech était la plus impressionnante: Patrick Vieira (AC Milan), Claude Makelele (Nantes), Olivier Dacourt (Strasbourg) et Vikash Dhorasoo (Le Havre) connaîtront tous de grands succès par la suite et porteront le maillot bleu avec les A. À leurs côtés, Antoine Sibierski (Lille), buteur contre l’Arabie saoudite (2-1) et les deux Monégasques, Stéphane Carnot et Sylvain Legwinski, buteur contre l’Espagne (1-1) et titulaire lors des quarts de finale, n'ont jamais connu le niveau international mais ont réalisé des carrières plus qu'honorables.

Maurice plutôt que Vairelles et Wiltord

Devant aussi, cette équipe de France espoirs 96 avait de l’allure. Le jeune Robert Pirès, tout juste vainqueur de la Coupe de la Ligue avec Metz (0-0, 5-4 t.a.b contre Lyon) et élu meilleur espoir de D1 est chargé de l’animation offensive au côté de Florian Maurice, le meilleur buteur français du tournoi. Auteur de trois buts, l’attaquant de l’OL éveillera les convoitises de nombreux clubs, avant de choisir de rester deux saisons supplémentaires du côté de Gerland. Les futurs internationaux Tony Vairelles (Lens) et Sylvain Wiltord (Rennes), titularisé à une seule reprise lors de la compétition, l’accompagnent. Le dernier attaquant de la liste américaine, le Montpelliérain Christophe Sanchez n'a, lui, pas foulé une seconde les pelouses du tournoi.

La génération dorée du Nigeria

Premiers de leur groupe B, après des victoires contre l’Australie (2-0), l’Arabie saoudite (2-1), puis un nul contre l’Espagne (1-1), l’équipe de France est éliminée en quarts de finale contre le Portugal (2-1) après un penalty de Calado en prolongation. Les Portugais tomberont en demi-finale sur un doublé de Crespo contre le finaliste argentin. Si le Brésil, de Ronaldo et Bebeto, complètait le podium, la médaille d'or revenait à la génération dorée du Nigeria. Emmenés par Babayaro, Okocha, Oliseh, Kanu et Oruma, les Super Eagles s'imposaient 3-2 contre l'Albiceleste en finale pour clore ce tournoi olympique par un vainqueur surprise.

Ken Fernandez