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Arménie-France : c’est l’heure de Gignac

André-Pierre Gignac

André-Pierre Gignac - AFP

La probable absence de Karim Benzema dans le onze de départ de l’équipe de France, ce soir contre l’Arménie (18h), devrait permettre à André-Pierre Gignac de retrouver une place de titulaire en Bleu. Une véritable aubaine pour le Marseillais, bien décidé à ne plus descendre du train tricolore.

La question a été balayée par Didier Deschamps en quelques secondes. Sur le ton d’ailleurs de la stricte formalité. « Que Gignac débute demain ? Ce n’est pas difficile à imaginer, a affirmé le sélectionneur de l’équipe de France. En tout cas, il jouera plus de minutes que lors de son dernier match contre le Portugal samedi, ce qui ne sera pas difficile. » Délicat en effet de ne pas offrir plus de quatre minutes de jeu à André-Pierre Gignac, ce mardi soir, face à l’Arménie (18h). Notamment lorsque la présence pour ce match amical de Karim Benzema, l’habituel titulaire à la pointe de l’attaque tricolore, semble de moins en moins évidente.

« Karim (ndlr, Benzema) a pris un coup sur le pied droit et Eliaquim (Mangala, ndlr) ressent une gêne à la cuisse, du coup ils ne s'entraîneront pas lundi après-midi et une décision sera prise en soirée quant à leur participation au match » a précisé Deschamps. Rien ne s’oppose donc à un retour comme titulaire d’André-Pierre Gignac. L’homme fort de l’OM depuis le début de saison (9 buts en 9 journées de Ligue1). L’homme en forme du premier tiers du championnat de France, cuvée 2014-15. L’homme qui a complètement changé son physique et ses habitudes cet été. « J’ai eu un déclic, assure APG. Je suis parti cet été en vacances en Afrique. En Tanzanie plus précisément. Tous les jours on faisait un match avec les Tanzaniens, deux fois 45 minutes. A 2600m d’altitude. »

Gignac : « Peut-être le rassemblement le plus important »

Affûté comme jamais, en forme olympique avec Marseille. Reste désormais à traduire ça avec le maillot bleu sur le dos. Un maillot qu’il a retrouvé quatre minutes donc, samedi dernier. Lui qui ne l’avait plus approché, avant cela, depuis le 6 juin 2013, face à la Géorgie, lors des éliminatoires au Mondial 2014. Pas transcendant comme souvenir. « Sur ma dernière sélection, je me suis trouvé assez timide, juge le natif de Martigues. Sûrement le fait que je revenais après pas mal d’années d’absence. Je ne l’explique pas trop. Maintenant, je viens avec la ferme intention de m’imposer dans ce groupe. Ça passe par de grosses performances en club, je le sais. Et quand on fait appel à moi, d’être vraiment performant. Il faut que ce soit tout juste parfait ou sinon, je sais que ça va être un peu plus difficile. »

Compliqué parce que ce groupe France, né le 19 novembre 2014 face à l’Ukraine (3-0), affiche complet. Et ne semble plus trop avoir de places disponibles au sein de son carré VIP. « Il y a un noyau dur. Ça fait deux ans qu’ils jouent ensemble, il s’est passé quelque chose face à l’Ukraine, il s’est créé quelque chose au Brésil, reconnait Gignac. C’est normal qu’ils aient un temps d’avance. Après, je viens avec une ambition de me montrer au jour le jour, aux entraînements, pas qu’en matches. Je vais jouer gros sur toute la saison. Il va y avoir d’autres rassemblements. Mais celui-ci est peut-être le plus important. J’ai une grosse envie et une grosse détermination à vouloir montrer ce que je vaux. » Cela tombe bien. S’il démarre bien comme pressenti mardi soir, il aura plus de quatre minutes pour le faire. Promis.

Alix Dulac