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David Ginola a failli arrêter sa carrière après France-Bulgarie

David Ginola a admis, ce mardi sur RMC, avoir pensé à arrêter sa carrière à cause des critiques consécutives à son centre raté lors du fameux match France-Bulgarie de novembre 1993, qui a privé les Bleus de la Coupe du monde 1994.

Invité mardi de Team Duga sur RMC, David Ginola s'est confié sur le fameux match France-Bulgarie du 17 novembre 1993 et le but d'Emil Kostadinov à la dernière minute, privant les Bleus de la Coupe du monde 1994. L'ancien ailier est évidemment revenu sur son centre manqué qui rend la possession sur l'action décisive.

"Ok, ce centre est trop long, comme il y en a des milliers dans le championnat. Sauf qu'en cinq passes, ils ont réussi à battre Alain Roche, Laurent Blanc, Vincent Guérin et Didier Deschamps... Ils nous ont passé en revue en cinq passes pour loger le ballon sous la barre. Tu refais l'action mille fois, je ne sais pas même s'ils seraient capables de le refaire. Il y avait une sorte de destinée", estime David Ginola.

Il est fier d'avoir "réagi positivement"

Pour justifier cette volonté de jouer ainsi le coup franc accordé aux Bleus à proximité de la surface bulgare, David Ginola rappelle le contexte: "Le public scande mon nom, on est au Parc des Princes, je suis à domicile et, si ça avait été dans un autre stade, ça se serait passé d'une manière différente. Je rentre, je suis en pleine bourre en championnat et à l'entraînement". Il se souvient également de la pression médiatique sur ses rapports avec ses coéquipiers: "Ils m'ont poussé dans mes derniers retranchements. J'aurais dit que des garçons comme Jean-Pierre Papin et Éric Cantona influençaient le sélectionneur pour la mise en place du onze de départ. C'est quelque chose que je n'ai jamais dit. De tout cela en a découlé des choses affreuses".

Après le match, Gérard Houllier charge publiquement David Ginola pour son centre raté. Il devient alors un paria sur les terrains de France. Une situation que l'ancien footballeur a eu du mal à encaisser. Pour autant, il préfère retenir le fait qu'il ait su "réagir positivement" face à "l'adversité, la médiocrité et la méchanceté".

Une action qui a "pollué" sa vie

"En novembre, on l'a traité d'assassin. Il s'est fait siffler dans tous les stades et il finit champion de France avec le PSG, meilleur joueur élu par ses paris et les journalistes. Le mec aurait pu raccrocher les crampons. Et j'ai failli le faire", assure-t-il, racontant ensuite avoir appelé son père pour lui dire: "Écoute moi bien, tu sais pourquoi je joue au football. Tu connais ma vocation première, le plaisir que j'ai à donner du plaisir sur un terrain. Aujourd'hui, me faire siffler pour cette incompréhension, c'est quelque chose qui n'est pas compréhensible".

David Ginola reste finalement au PSG jusqu'en 1995, avant de prendre la direction de Newcastle. Mais en équipe de France, sa carrière tourne court à cause de cette action qui a "pollué" sa vie, selon lui. "Si je n'ai pas fait l'Euro 96 ou la Coupe du monde 1998, ce n'est pas sur des mérites de footballeur, mais sur des allégations".

JA